Le comité de travail sur l'hébergement touristique à Québec a tenu cette semaine des consultations publiques sur le dossier de l'hébergement touristique. Trente et un mémoires ont été déposés en plus du millier de commentaires recueillis sur une plateforme web.

Parmi les citoyens présents aux consultations publiques qui se déroulaient au Club social Victoria, certains sont venus exprimer leurs inquiétudes face à une interdiction potentielle de l'hébergement de type Airbnb.

Le président du comité de travail sur l’hébergement touristique à Québec, André Roy, rapporte que des citoyens craignent de perdre un revenu d'appoint, d'autres ont investi leur retraite dans des appartements à louer sur Airbnb. Le comité tiendra compte de leur situation, assure celui qui est aussi directeur de l'Office du tourisme de Québec.

« D'un autre côté, on a des résidents qui sont venus nous parler presque en larmes en disant : " mes voisins font ça, je n'ai plus de contrôle sur ma vie, je ne dors plus, il y a des partys" », ajoute-t-il pour démontrer le caractère « émotif » du débat.

L'Association des hôteliers de la région de Québec a déposé un mémoire dans lequel on apprend qu'elle ne s'oppose pas au type d'hébergement offert par les plateformes comme Airbnb, explique André Roy. Les hôteliers sont contre les iniquités fiscales et surtout ils s'inquiètent de la qualité du service offert aux touristes qui n'est pas toujours au rendez-vous dans ce genre d'hébergement, précise-t-il en ajoutant que c'est l'ensemble de la destination touristique qu'est Québec qui pourrait souffrir ultimement.

Airbnb a aussi déposé un mémoire et se dit ouverte à travailler avec la Ville de Québec.

L'objectif des consultations est de guider la Ville dans sa prochaine réglementation sur l'offre locative de type Airbnb.