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ALENA : « Le travail constructif continue », affirme la ministre Freeland

Si elle n'a pas évoqué de date butoir pour parvenir à une entente de principe dans la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, assure que le rythme des travaux « ira en s'accélérant », et que « bien des choses tangibles » font l'objet de discussions entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

En déplacement à Washington, où se poursuivent les négociations tripartites visant à moderniser l'ALENA, la ministre Freeland a ainsi alimenté un certain flou sur l'avancement des travaux entre les représentants d'Ottawa, de Washington et de Mexico.

« Bonnes rencontres ministérielles », « travail fructueux » qui se poursuivra « dans les jours à venir », « échanges constructifs »... Mme Freeland a multiplié les termes optimistes, alors que les discussions se poursuivent depuis plusieurs mois pour mettre à jour l'accord de libre-échange continental entré en vigueur durant les années 1990.

Adoptant un ton optimiste, le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a souligné l’importance de parvenir à une entente avant l’élection présidentielle au Mexique, prévue le 1er juillet. Dans un communiqué, M. Lighthizer a affirmé que les discussions avaient été « positives » et qu’il entendait poursuivre le travail pour en arriver à un accord qui bénéficiera aux trois pays.

De son côté, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, de passage dans le nord de l'Alberta, a assuré que son gouvernement continuait de « défendre les emplois canadiens », que « beaucoup de progrès » avait été réalisé dans plusieurs dossiers, et qu'Ottawa avait « bon espoir d'avoir de bonnes nouvelles dans les jours à venir ».

« Nous continuons de négocier de bonne foi; nous savons que c'est très possible d'obtenir un accord gagnant [pour toutes les parties] qui serait modernisé. [...] On va continuer de travailler fort pour annoncer de bonnes choses quand le temps viendra », a-t-il ajouté.

M. Trudeau a toutefois refusé de s'avancer sur une possible date de conclusion d'une entente de principe. « Nous n'accepterons pas n'importe quel accord », a réitéré le premier ministre.