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ALENA : les coulisses du sixième cycle de renégociation à Montréal

Des centaines de représentants du Canada, des États-Unis et du Mexique se sont donné rendez-vous à Montréal cette semaine pour renégocier l'ALENA, sous le regard de dizaines de représentants de médias et de groupes d'intérêts. Notre journaliste a pris la mesure de l'organisation de cet événement.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Dans un cycle de renégociation comme celui qui se déroule à Montréal, il y a tout d’abord des négociateurs.

À Montréal, le Canada en a envoyé environ 150 et le Mexique, 120. Le bureau du département américain au Commerce n’a pas répondu à notre demande sur la composition de son équipe.

La délégation canadienne comprend des représentants de nombreux ministères dont Affaires mondiales, Agriculture et Agroalimentaire ainsi que Finances.

Si des centaines de négociateurs sont présents, c’est que les sujets abordés autour des différentes tables sont nombreux.

Environ 30 secteurs sont couverts dans le cadre du processus de négociations. Des réunions spécifiques sont attribuées à chacun des thèmes, en plus des rencontres entre les négociateurs en chef.

Le processus de renégociation de l’accord de libre-échange intéresse de toute évidence les médias. Pas moins de 150 journalistes sont inscrits pour couvrir ce cycle. Beaucoup viennent du Canada, mais aussi des États-Unis et du Mexique.

Des groupes qui veulent faire valoir leurs intérêts

De nombreuses organisations ont également mandaté des émissaires à Montréal, afin d’être au courant de l’évolution des négociations. On peut, par exemple, penser à des syndicats, des groupes de producteurs laitiers ou des associations de fabricants automobiles.

Certains groupes organisent également des événements en marge des négociations. Dans la salle de presse, un rassemblement d’agriculteurs en faveur du libre-échange a, par exemple, invité les représentants des médias à une réception.

Un autre exemple : lundi, avant le début officiel du cycle de négociations, des représentants de 25 chambres de commerce avaient organisé une journée de réflexion sur l’avenir de l’ALENA dans un hôtel du centre-ville situé tout près de celui où se tiennent les discussions.

Certains groupes ont plutôt choisi d’organiser des manifestations. Le syndicat Unifor, par exemple, en a tenu une mardi. Un rassemblement sur le thème de l’environnement doit aussi avoir lieu samedi.

Sécurité importante

Comme pour tout événement international d’envergure, la sécurité est importante. Des barrières ont été installées à l’entrée de l’hôtel, rue De La Gauchetière.

On croise également beaucoup de policiers à l’extérieur de l’hôtel, et dans les couloirs près des salles de négociations. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ne dévoile pas le nombre d'agents responsables de la protection dans le cadre des négociations.