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ALENA : les États-Unis, ce n’est pas que Trump, dit Raymond Bachand

« Les États-Unis, ce n'est pas juste Donald Trump. » Il y a aussi le Congrès et les milieux économiques américains. Et eux veulent que l'accord de libre-échange continue, selon Raymond Bachand, négociateur en chef pour le Québec dans le dossier de la renégociation de l'ALENA.

En entrevue à l’émission 24/60, M. Bachand rappelle le contexte particulièrement difficile dans lequel se déroulent ces négociations, qui s’étireront au moins jusqu’en 2018.

Lundi, les États-Unis ont demandé l’abolition du système de gestion de l’offre pour le lait, les œufs et la volaille au Canada. Un aspect de l'accord qui est non négociable pour Ottawa.

Commentant la cinquième séance de négociations prévue à la mi-novembre au Mexique, Raymond Bachand évoque la stratégie adoptée par le président Trump.

Il y a deux possibilités, dit-il. Soit Donald Trump « frappe au maximum pour voir si on a tellement peur qu’on veut garder l’ALENA » en signant n’importe quoi. Soit il le fait pour déclarer plus tard « qu’on n’est pas raisonnable » et ainsi pouvoir s’en retirer.

L'ancien ministre des Finances se questionne toutefois sur la tournure que prendront ces négociations aux États-Unis dans les prochaines semaines.

M. Bachand rappelle encore qu’il n’y a pas que le président américain dans ces négociations.

Comment cela va-t-il finir? « Cela dépend du jeu politique et économique au niveau du Congrès. Même si on ne s’entendait pas, l’ALENA continue. L’entente est là, la balle retourne dans leur camp », conclut M. Bachand.

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