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ALENA : les vins canadiens dans la mire de Trump

La vente des vins canadiens dans les épiceries en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique doit être à l'ordre du jour de la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui s'amorce la semaine prochaine.

L'administration de Donald Trump accuse les provinces de favoriser injustement leurs vins locaux, au détriment de ceux de Californie, notamment.

Dans la mire de Washington : les restrictions en matière de vente de vins importés dans les épiceries de l’Ontario ainsi que la place accordée aux vins artisanaux locaux dans les supermarchés du Québec.

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a aussi dénoncé le fait que seuls des vins de la Colombie-Britannique sont vendus dans les épiceries de cette province.

Les autorités américaines s’en prennent aussi aux restrictions imposées par des régies provinciales comme la SAQ et la LCBO quant aux produits vendus et à leur prix, notamment.

« David contre Goliath »

L’industrie canadienne du vin avait obtenu en 1987 certaines concessions des États-Unis en matière de libre-échange, compte tenu de sa plus petite taille. Ces mesures protectionnistes avaient ensuite été intégrées à l’ALENA.

Les viticulteurs américains soutiennent toutefois que l’industrie canadienne est maintenant capable de voler de ses propres ailes.

L’Association des vignerons du Canada répond que les producteurs américains bénéficient déjà d’un surplus commercial de 450 millions de dollars.

Asha Hingorani, de l’Association des vignerons du Canada, ajoute que les producteurs américains détiennent 67 % des parts de marché aux États-Unis, alors que ses membres ont moins du tiers du marché canadien.

Elle précise aussi que la part américaine du marché au Canada a plus que doublé en 30 ans, pour atteindre 14,2 %.

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