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ALENA : qui facilitera les négociations entre le Canada et les États-Unis?

À trente jours du début des négociations en vue de renouveler l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), les États-Unis n'ont toujours pas nommé leur ambassadrice au Canada, qui permettra de faciliter les discussions entre Washington et Ottawa. Entre temps, la représentante américaine par intérim, Elizabeth Moore Aubin, assure que les États-Unis sont prêts à négocier dans l'intérêt commun.

Le président Donald Trump a annoncé, il y a un mois, son intention de nommer Kelly Knight Craft à ce poste, mais sa nomination doit encore être approuvée par le Sénat américain.

Kelly Knight Craft aura d’ailleurs sa première audience de confirmation ce jeudi, en même temps que plusieurs représentants américains à l’étranger, qui attendent encore d’entrer en fonctions.

Qui est Kelly Knight Craft?

Collectrice de fonds pour le Parti républicain, Kelly Knight Craft cultive de nombreuses relations professionnelles autant à la Maison-Blanche qu’au Sénat américain.

En 2007, elle a été nommée déléguée des États-Unis aux Nations unies par le président George W. Bush.

Originaire du Kentucky, Kelly Knight Craft est mariée au magnat américain du charbon, le milliardaire Joe Craft.

Alors que la renégociation de l’ALENA s’annonce longue et fastidieuse, Kelly Knight Craft aura pour première mission de faciliter les échanges entre les États-Unis et le Canada, qui doivent officiellement commencer à la mi-août.

Dans une rare entrevue accordée à l’émission 24|60 à l’antenne d’ICI RDI, l’ambassadrice des États-Unis au Canada par intérim Elizabeth Moore Aubin a soutenu que les États-Unis étaient prêts à moderniser un « accord très important » pour l’Amérique du Nord.

« Nous sommes dans une situation où il faut avoir un accord pour le 21e siècle, a-t-elle poursuivi. Les États-Unis veulent trouver des solutions gagnantes aux défis d’aujourd’hui. »

Le commerce électronique est, selon elle, une priorité, davantage encore que le déficit commercial américain.

« Je pense que chaque pays veut négocier à son avantage, c’est normal, ajoute l’ambassadrice par intérim. Elle soutient qu'il faut discuter et négocier des solutions « qui marchent pour tous ».

Selon elle, cette renégociation et l’imposition de taxes frontalières sur le bois d’œuvre n’ont pas attisé les tensions entre les États-Unis et le Canada.

Bien au contraire, « il y a de moins en moins de tensions », assure-t-elle, alors que même avant le lancement officiel du processus de négociations, des délégations canadiennes et américaines ont eu des échanges productifs au sujet de l’ALENA. « Ça veut dire que nous sommes en train de nous connaitre, de nous parler et de négocier, explique Elizabeth Moore Aubin. C’est merveilleux. »

Trois ambassadeurs en moins d'un an

Elizabeth Moore Aubin est entrée en poste par intérim en janvier, peu après la démission de Bruce Heyman. L’ancien ambassadeur des États-Unis au Canada a démissionné, à la demande du président Donald Trump, qui voulait que tous les représentants américains désignés par Barack Obama quittent leur poste.

Bruce Heyman avait pourtant offert son soutien à l’administration Trump lors de la transition, afin de les familiariser aux dossiers chauds entre les deux pays. Son offre n’a obtenu aucune réponse.

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