Retour

ALENA : syndicalistes et environnementalistes manifestent à Montréal

Des syndicats et des groupes environnementalistes ont manifesté samedi devant l'hôtel Bonaventure à Montréal, où se tenait la sixième ronde de la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Ils craignent que le Canada fasse trop de concessions face au voisin américain.

Les manifestants veulent que les droits des travailleurs, le droit de l’environnement et la souveraineté des États soient renforcés dans le nouvel accord de l’ALENA.

Certains de ces groupes, opposés à l’origine au libre-échange, voient en cette renégociation une occasion d’améliorer certains aspects de l’accord. Ils pensent notamment à l’inclusion des objectifs de l’Accord de Paris à l’ALENA. Ils souhaitent aussi moins de pouvoirs pour les grandes multinationales et une meilleure répartition des richesses.

Ronald Cameron du Réseau québécois sur l’intégration continentale estime que l’ALENA a beaucoup servi les entreprises durant les 24 dernières années, « mais la répartition de la richesse n’est pas au rendez-vous ».

Ces groupes craignent que le Canada fasse trop de concessions, qu’il plie aux demandes des États-Unis.

« Il faut s’assurer que l’accord contribue à la lutte contre les changements climatiques », ajoute Patrick Bonin de Greenpeace Canada.

Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Daniel Boyer, réclame pour sa part du respect pour les travailleurs.

M. Boyer rappelle qu’« on est dans une tout autre avenue qu’il y a 25 ans. Il y a de nouvelles règles commerciales qui ont été établies depuis ce temps-là ».

La plupart des groupes comme les producteurs agricoles soutiennent que ce serait mieux sans ALENA que de signer une entente avec trop de concessions qui mettraient en jeu des secteurs vitaux de l’économie québécoise et canadienne.

Des politiciens canadiens et américains assistant aux échanges estiment que les présentes négociations ont été plus fructueuses que les précédentes, mais ils appellent à la prudence.

Avec les informations de Sarah Sanchez et de Michel Marsolais