Retour

ALENA : un retrait des É.-U. aurait un profond impact sur le secteur énergétique

Un retrait des États-Unis de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) aurait des conséquences importantes pour le secteur énergétique en Alberta, selon des experts. Cette possibilité devient plus imminente pour cette industrie qui a beaucoup bénéficié de cet accord.

Depuis l’entrée en vigueur de l’ALENA en 1994, la production canadienne de pétrole a plus que doublé. L’industrie de l’énergie a été transformée au cours des 20 dernières années et l’entente a aidé à renforcer les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis.

« L’ALENA a permis, entre autres, le développement de chaînes de production dans l’industrie pétrolière, très intégrée entre les deux pays, » explique le doyen de la Faculté d’administration de l’Université de l’Alberta, Joseph Doucet.

Selon lui, l’entente a aidé à réduire les barrières pour ces entreprises.

C’est un avis partagé par le vice-président de l’Association canadienne des producteurs de pétrole. « La quantité d’investissements dans le secteur de l’énergie, le nombre d’emplois qui ont été créés et la prospérité qui a été générée pour tout le pays témoignent tous du succès de cet accord, » affirme Nick Schulz.

Dans le cas d’un retrait des États-Unis de l’ALENA, les exportations canadiennes continueraient vers les États-Unis, selon les deux experts. Il y aurait toutefois des répercussions sur le marché. « Nous sommes très inquiets de perdre cette certitude que l’ALENA donnait, ainsi que le soutien pour les investissements et l’intégration dans le marché, » explique Nick Schulz.

« L’incertitude fait en sorte que les entreprises hésitent beaucoup plus à investir au Canada qu’aux États-Unis, et ce, parce que le marché américain de consommation est beaucoup plus important que le marché canadien, » ajoute Joseph Doucet.

Il croit aussi que ce sont les producteurs canadiens qui pourraient avaler une hausse des coûts en raison des possibles tarifs imposés aux douanes.

La sixième ronde de renégociation se tiendra à Montréal du 23 au 27 janvier.