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Alerte aux « militants syndicaux radicaux » dans des fermes de la C.-B.

L'Association des cultivateurs de fruits de la Colombie-Britannique (BCFGA) a fait parvenir une lettre à ses membres pour les prévenir que de présumés militants syndicaux radicaux pourraient tenter de s'introduire dans leurs fermes cet été.

Cette lettre a été envoyée par la BCFGA à la suite d'une rencontre tenue à Vancouver, il y a trois semaines. Lors de cette rencontre, des groupes de militants de la vallée du Fraser auraient affirmé s'être déjà rendus dans des fermes de l'Okanagan, qui emploient de nombreux travailleurs saisonniers. Des membres de la BCFGA, dont son directeur général, Glen Lucas, participaient également à la rencontre.

La lettre de la BCFGA conseille à ses membres de demander une pièce d’identité aux visiteurs inconnus et avise les travailleurs de demander la permission à l’employeur avant de s’adresser à un visiteur pendant les heures de travail. Le document précise également que les travailleurs peuvent toujours avoir le droit de recevoir de la visite pendant les heures libres, mais que ces personnes doivent s’enregistrer.

En entrevue à l'émission de radio Daybreak South, sur les ondes de CBC, Glen Lucas a indiqué que sa crainte principale concernait la sécurité alimentaire et la biosécurité au sein des fermes. « Nous voulions répondre à cette préoccupation avant qu'un incident arrive », a-t-il déclaré.

Des inquiétudes non fondées?

Christine Mettler, une porte-parole de Radical Action with Migrants in Agriculture, un groupe de défense des droits des travailleurs migrants de l'Amérique latine et des Caraïbes dans la région de l'Okanagan, affirme que le groupe était « perplexe » face à cette lettre.

Elle dit que ses membres n’ont pas besoin de permission pour recevoir de la visite dans la ferme qui les emploie, puisqu’ils paient un loyer pour y vivre.

Elle ajoute que les travailleurs qui dénoncent les bas salaires ou les mauvaises conditions de travail risquent d'être renvoyés chez eux et que les empêcher de recevoir la visite des groupes de soutien ne ferait que les isoler davantage.