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Aliments biologiques au N.-B.: entre doute et espoir

La tendance des aliments biologiques prend du terrain au Canada comme au Nouveau-Brunswick.

Comme plusieurs, Alain Rousselle, tente de suivre un mode de vie plus écoresponsable.

« Cultiver sans produits de synthèse est très important pour nous, mais réduire notre consommation d'essence aussi », explique-t-il.

Selon lui, cela mène également à une réduction considérable de l’empreinte biologique.

La pratique est de plus en plus populaire auprès des agriculteurs.

« On voit que beaucoup plus de personnes ont des intérêts maintenant à convertir leurs fermes dans les systèmes bios », explique Josée Owen, directrice déléguée du Centre de recherche et de développement de Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

Cette tendance s'incruste dans le quotidien de certains depuis une dizaine d'années au Nouveau-Brunswick. Le travail de la sensibilisation des consommateurs est toujours en cours, alors que plusieurs sont encore sceptiques quant aux étiquettes biologiques.

« Il commence à y avoir des informations qui circulent que les produits bios ne sont peut-être pas aussi bios que les consommateurs s'y attendent », souligne Mireille Lanouette, résidente de Dieppe.

Le problème: trop de producteurs s'affichent biologiques sans être certifiés. Beaucoup d'obstacles sont toujours de mise: les certifications sont coûteuses et la compétition est forte.

Selon Statistiques Canada, plus de 3000 sont certifiés comme étant biologiques, alors plus de 4000 s’autodéclarent biologiques, et plus de 700 sont en transition.

« Ils vont essentiellement pas avoir toutes les responsabilités que nous autres », explique Alain Rousselle.

Les entreprises qui se déclarent comme étant biologiques, sans pourtant avoir de certification, peuvent dès lors se permettre de réduire les prix. Un défi de taille qui effraie plusieurs producteurs.

Malgré tout, les producteurs certifiés ont encore besoin d'aide gouvernementale pour réduire leurs prix. Les fermiers espèrent pouvoir développer l'expertise pour produire à moindre coût.

Avec des informations d'Anaïs Brasier

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