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Alouette maintenant au diapason pour les tarifs d'électricité

Depuis le premier janvier 2017, l'aluminerie Alouette de Sept-Îles paie les mêmes tarifs que ses concurrents au Québec. Une entente signée avec Hydro-Québec à la fin de l'été accorde au consortium le tarif "L" (grande industrie), assorti d'une réduction de 20 %.

Un texte de Louis Garneau

L'entente consacre ce tarif à partage de risque, pour 70 mégawatts d'électricité. Au total, le consortium Alouette dispose désormais d'un bloc d'énergie de 1035 mégawatts pour fondre du métal blanc à Sept-Îles.

Les cinq partenaires du consortium, dont Rio Tinto (40 %) et Investissement-Québec (6,67 %), s'engagent en échange à poursuivre les études d'avant-projet pour une troisième phase.

Alouette songe à porter sa capacité de production annuelle à un million de tonnes.

Claude Boulanger, pdg, Aluminerie Alouette

Ce consortium qui emploie un millier de personnes, détient déjà la plus grosse usine de production d'aluminium primaire en Amérique, avec une puissance installée de 575 000 tonnes.

De plus, Alouette tire jusqu'à 5 % de rendement supplémentaire de ses quelque 600 cuves d'électrolyse, dont des cuves de nouvelle génération, les AP-40LE, qui améliorent le rendement. Le programme de remplacement a pris fin au cours de 2016.

La production a d'ailleurs dépassé le cap des 600 000 tonnes en 2015, avec 604 770 tonnes produites, selon le bulletin du Centre québécois de recherche et développement de l'aluminium (CQRDA). Le taux de conversion du dollar canadien a toutefois rogné les marges de profit.

Mais des cuves AP-60, comme celles de l'aluminerie de Rio Tinto à Alma, permettraient d'améliorer encore le rendement, au même coût énergétique. Ce volet est examiné dans l'étude de préfaisabilité au coût de 6 M$, un document de 700 pages qui a été soumis au conseil d'administration à la fin de l'été.

Les réactions ont été vives au Saguenay, à l'annonce des préparatifs pour une éventuelle troisième phase chez Alouette. Le milieu économique et les syndicats croient que la technologie développée par Rio Tinto au Saguenay-Lac-Saint-Jean doit d'abord profiter aux installations sur place.

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