Retour

Amazon : le rêve s’arrête pour Calgary et Edmonton, l’autocritique commence

Calgary aura été jusqu'à promettre de se battre contre un ours pour attirer le second siège social d'Amazon en Alberta, mais ce combat improbable n'aura jamais lieu. Ni Edmonton ni Calgary n'auront réussi à séduire le géant de la distribution en ligne.

Un texte de Tiphanie Roquette

Toronto est la seule ville canadienne qui fait partie des 20 finalistes pour obtenir le siège social connu sous le nom de HQ2.

La première ministre Rachel Notley a exprimé sa déception. Elle affirme qu’Amazon a parlé avec son bureau et complimenté Calgary pour la qualité de sa candidature.

La déception est clairement visible du côté de Calgary qui avait mis en place une importante campagne publicitaire à destination des employés du siège social d’Amazon à Seattle.

La présidente de l’Agence de développement économique de Calgary, Mary Moran, ne regrette cependant pas de s’être engagée dans le processus.

La campagne publicitaire a été citée dans le New York Times et a aidé à améliorer les chances de la métropole albertaine.

Les failles de Calgary

La plus grande faiblesse du dossier de Calgary est cependant son manque de main-d’oeuvre dans le secteur des nouvelles technologies. Selon Mme Moran, moins de 200 personnes obtiennent un diplôme en sciences informatiques annuellement, ce qui n’est pas assez pour attirer des géants des nouvelles technologies.

La reconversion des employés du secteur énergétique nécessaire à la diversification de l’économie est trop lente, selon Mme Moran. La première ministre a convenu que plus de travail devait être fait pour diversifier l’économie de la province.

Le conseiller municipal Shane Keating croit que Calgary a simplement pâti de sa position géographique. La plupart des finalistes sont sur la côte Est, loin du siège social d’Amazon à Seattle.

Le conseiller municipal Jeromy Farkas est moins indulgent dans son analyse et appelle ce résultat embarrassant. Selon lui, les trois ordres de gouvernement devraient se regarder dans le miroir et voir que leurs politiques et notamment leur taxation nuisent à la compétitivité de Calgary.

Peu d'espoir à Edmonton

Le maire d’Edmonton Don Iveson est plus philosophe. Il ne s’attendait pas que sa ville soit choisie. La municipalité avait fait assez peu de publicité pour se promouvoir.

Don Iveson préfère se concentrer sur les entrepreneurs locaux. « Les plus loyaux et ceux qui redonneront le plus à la communauté sont ceux qui commenceront ici », a-t-il indiqué.