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Appel à la patience face aux tarifs américains sur l’aluminium

Malgré la crise commerciale avec les États-Unis, les dirigeants syndicaux de l'aluminerie d'Alma ne veulent pas lancer de boycottage contre les produits américains pour dénoncer les nouveaux tarifs sur les importations d'aluminium.

Le président du syndicat, Alexandre Fréchette, garde la tête froide et fait confiance au gouvernement fédéral pour régler le différend.

À son avis, il est trop tôt pour lancer un boycottage qui risque de s’avérer un couteau à double tranchant.

« Quand on parle de boycott, il faut bien choisir les cibles. Par exemple, les Ford F150 sont produits essentiellement avec de l’aluminium québécois. Si on boycotte parce qu’on envoie des lingots non transformés qui reviennent en camion, je ne suis pas sûr que ce soit bien dosé tout ça », a-t-il fait valoir en entrevue à Y’a des matins.

Impact à long terme

Alexandre Fréchette rappelle également que l’impact des tarifs pourrait se faire sentir à moyen ou long terme.

« À court terme, les carnets de commandes se sont remplis dans les usines. La taxe se discutait et les Américains augmentaient leurs inventaires pour sauver un peu d’argent », confie Alexandre Fréchette.

Il prévoit que les pressions politiques auront un effet favorable sur l’avenir des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis.