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Après le gel, les agriculteurs se tournent vers le gouvernement

Les quelques heures de gel qui se sont abattues sur les Maritimes en début de semaine laisseront des traces irréversibles sur les récoltes. L'Alliance agricole du Nouveau-Brunswick demande l'aide du gouvernement pour surmonter les pertes.

Il est encore trop tôt pour chiffrer les ravages de la vague de froid, mais l’état des champs ne ment pas.

Pour le moment, l'heure est au décompte. « D’habitude, le gouvernement veut avoir des chiffres pour savoir quel est l’impact », explique le président de l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick, Christian Michaud.

Le soutien du gouvernement sera incontournable, ajoute-t-il.

« On va essayer d’avoir une conversation avec le gouvernement pour voir s’il peut y avoir de l’aide pour ceux qui ont été [frappés] vraiment dur », plaide M. Michaud.

Les cultivateurs ne baissent pas les bras pour autant, croit M. Michaud. « Ça fait partie de la nature de la bête, il faut que tu travailles avec le climat. »

Le ministre à l'écoute

Le ministre de l’Agriculture, Wilfred Roussel, confirme que sa porte sera ouverte pour soutenir les régions rurales.

« Il est encore trop tôt pour estimer les pertes qui ont été encourues, affirme le ministre. On est très concerné. »

Certains agriculteurs sont déjà en relation avec le ministère, précise M. Roussel.

Des millions en pertes

L’industrie viticole et les exploitations de petits fruits sont les plus durement touchées. Pour certains, la saison 2018 est une perte totale.

Très peu ont été épargnés, souligne le propriétaire du vignoble Magnetic Hill Winery, Zachary Everett.

« Juste pour l’industrie du vin, on compte des pertes de millions de dollars et le vin, c’est juste une industrie de toutes les agricultures au Nouveau-Brunswick », dit le vigneron.

Après la désolation, M. Everett, qui a perdu la moitié de ses vignes, est prêt à retrousser ses manches.

« On a besoin de réfléchir, d’analyser c’est quoi le problème, les pertes, puis quand on a toute l’information, on peut développer le plan de comment on avance », assure-t-il.

Comme pour la sécheresse de l’été dernier, les agriculteurs espèrent une indemnisation afin de surmonter l’été 2018, qui prend les airs d’une saison de vache maigre.

D’après les informations de Pierre-Alexandre Bolduc