Retour

Aquaculture : une approche plus rigoureuse en Nouvelle-Écosse

La Nouvelle-Écosse veut mettre en place une approche plus rigoureuse dans le domaine de l'aquaculture, pour « rétablir la confiance du public » après quelques incidents où les normes sanitaires des produits du poisson ont été remises en question.

Le ministre des Pêches et de l'Aquaculture, Keith Colwell, a dévoilé lundi à Lunenberg des normes plus sévères pour encadrer l'industrie.

Les nouvelles règles concernent les entreprises qui désirent obtenir un permis pour des activités dans le domaine de l'aquaculture. Elles portent entre autres sur les tests et les maladies des poissons d'élevage.

Un nouveau bureau de révision, responsable d'approuver les nouvelles installations, sera mis sur pied d'ici un an.

La nouvelle réglementation est beaucoup plus exhaustive que l'ancienne et tient compte des recommandations formulées par le vérificateur général de la province. Le document en question passe notamment de 2 à 60 pages.

Redorer l'image de l'industrie

L'industrie de l'aquaculture a mauvaise presse en Nouvelle-Écosse depuis quelques années, notamment en raison du manque de transparence entourant la contamination d'élevages de saumon.

Les opposants lui reprochent également d'être polluante en raison des pesticides utilisés et des rejets des poissons.

Un moratoire est en vigueur depuis 2013 sur la création de nouveaux élevages de saumons.

Le gouvernement souhaite lever le moratoire, mais il doit d'abord rétablir la confiance du public en cette industrie.

Les nouvelles règles vont donner au gouvernement plus de pouvoirs sur les installations aquacoles.

Impact économique

L'industrie de l'Aquaculture était évaluée à plus de 60 millions de dollars en 2014.

Elle emploie directement plus de 60 personnes à temps plein et à temps partiel.

Il y a actuellement 44 entreprises qui s'adonnent à l'élevage de poisson en Nouvelle-Écosse.

Plus d'articles

Commentaires