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Assurance-emploi : une militante réclame plus de prestations de maladie

Actuellement, les travailleurs et travailleuses qui tombent malades ont droit à 15 semaines de prestation d'assurance-emploi. Marie-Hélène Dubé, originaire de Rivière-du-Loup, s'est fait connaître en 2009 en lançant une pétition pour en réclamer davantage. Devant le peu de résultats, elle s'y prend autrement avec une plate-forme en ligne.

Marie-Hélène Dubé menait plusieurs combats de front quand elle a lancé sa pétition en 2009. Atteinte trois fois de cancer, elle dit avoir récolté 600 000 signatures.

Cette fois, Mme Dubé va plus loin avec sa plate-forme en ligne où les gens pourront signer une lettre qui sera automatiquement envoyée, entre autres, au premier ministre, Justin Trudeau, au ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, et aux chefs des partis politiques du Canada.

Marie-Hélène Dubé juge tout à fait insuffisantes les prestations auxquelles les malades ont droit. « Ça donne entre 5000 et 6000 $. Si on calcule qu’il faut au moins un an pour guérir d’un cancer ou d’une autre maladie grave, donc on se retrouve à vivre avec environ 100 $ par semaine », estime-t-elle.

La réglementation des 15 semaines de prestation pour la maladie date de 1971 et n’a jamais modifiée.

« Ce n’est pas la majorité qui profite d’une couverture en assurances, dit-elle. Les femmes sont souvent plus vulnérables. Elles ont parfois des salaires plus bas. Et si elles sont monoparentales et ont des responsabilités, elles peuvent basculer dans la pauvreté et ne jamais s’en remettre. »

Mme Dubé affirme que le ministre Duclos est au courant de sa démarche. « Mais en même temps, on sent qu’il y a une grande méconnaissance de la situation », constate-t-elle.

En septembre 2016, en entrevue avec Patrice Roy de Radio-Canada, le ministre Yves Duclos déclarait qu’il était à l’écoute. « On va continuer à faire en sorte que notre régime serve ceux qui en ont le plus besoin. […] Nous allons revoir ce délai. » Questionné sur l’échéancier de ces changements, M. Duclos n’avait pas avancé de date.

Selon la Société canadienne du cancer, une personne sur deux risque de souffrir du cancer.

D'après les informations de Jérôme Lévesque-Boucher