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Augmentation prévue du transport de pétrole par train

Plus de pétrole sera transporté par train au cours des prochains mois en raison d'une hausse de la production dans les sables bitumineux de l'Alberta, selon certains experts.

« Avec l’augmentation prévue de l'offre en fin d'année et l'année prochaine, les pipelines ne suffiront pas. Il faudra utiliser les trains » explique l’analyste en matière première à GMP FirstEnergy, à Calgary, Martin King.

Suncor prévoit le début des activités de sa mine Fort Hills, à 90 kilomètres au nord de Fort McMurray, à la fin de l’année. Selon la pétrolière, il fonctionnera à 90 % de sa capacité après un an. Le projet pouvant produire 200 000 barils de pétrole par jour, la production quotidienne devrait atteindre 180 000 barils d’ici la fin de 2018.

Suncor refuse de préciser comment le pétrole sera acheminé de la mine aux raffineries. Une hausse de la production au site Horizon de l’entreprise Canadian Natural Ressources explique aussi cette hausse de la quantité de pétrole à transporter.

Répondre à l'opposition aux pipelines

L’industrie reconnaît que le transport de pétrole par train sera de plus en courant dans les années à venir.

Plusieurs grandes entreprises pétrolières ont construit des gares ferroviaires au cours des dernières années ou ont acquis des accès privilégiés à ces installations.

Les retards et les difficultés à faire approuver de nouveaux pipelines expliquent aussi pourquoi les entreprises se tournent vers le transport par rail, selon les experts.

L'expansion du projet Trans Mountain de l’entreprise Kinder Morgan fait face à une forte opposition en Colombie-Britannique.

TransCanada attend des approbations de l’État du Nebraska pour pouvoir mettre en marche le pipeline Keystone XL, et Enbridge a eu des problèmes au Minnesota avec son projet de remplacement de la canalisation 3. Quant aux oléoducs Northern Gateway et Énergie Est, ils ont été abandonnés.

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