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Autobus Maheux réduira plusieurs trajets interurbains

Le transporteur privé Autobus Maheux prévoit d'importantes réductions de services dans la région dès cet été. Des demandes ont été déposées à la Commission des transports du Québec pour diminuer le nombre de trajets effectués par semaine vers certaines villes.

Un texte de Boualem Hadjouti

Autobus Maheux avait demandé aux MRC, il y a quelques mois, une aide financière d'environ 200 000 $, une somme que pourrait tripler le gouvernement. Mais toutes les MRC n'ont pas acquiescé à cette demande.

Les MRC de la Vallée-de-l'Or et du Témiscamingue ainsi que les Villes de Rouyn-Noranda et Matagami ont accepté de soutenir l'entreprise. Par contre, la MRC d'Abitibi a refusé de remettre sa part de 22 000 $ au transporteur.

Conséquence : Autobus Maheux veut réduire de 10 à 1 seul le nombre de trajets hebdomadaires entre Amos et Rivière-Héva.

Le préfet de la MRC d'Abitibi, Sébastien D'Astous, dit que la MRC ne peut se substituer à Québec.

« La façon dont le gouvernement distribue les enveloppes au niveau du transport collectif, on trouve que dans la région, il y en a beaucoup trop peu et ce n'est pas à nous nécessairement de venir pallier le manque de financement qui vient de Québec, alors oui, on est en mode solution, on ne veut surtout pas que le service soit coupé », dit-il.

La MRC d'Abitibi-Ouest n'a pas encore arrêté sa décision, mais Autobus Maheux veut tout de même réduire les liaisons entre les municipalités de la MRC de 13 à 6 par semaine.

Autobus Maheux compte aussi éliminer les liaisons quotidiennes entre Val-d'Or et Rouyn-Noranda pour en faire un trajet hebdomadaire.

« Là où on a été capable d'avoir du financement, ça va fonctionner avec une rentabilité minimale, et là où on a pas de support, on va réduire le service au minimum. L'objectif de réduire les services, c'est de réduire les coûts », dit le directeur régional de la division autocar chez Autobus Maheux, François Barrette.

Autobus Maheux est toutefois prêt à revenir sur ses décisions si les MRC acceptent ses demandes d'aide financière.

La situation préoccupe la présidente de la Conférence des préfets et préfète du Témiscamingue, Claire Bolduc. Elle croit que Québec doit intervenir.

« On a demandé qu'il y ait un sommet sur le transport collectif interurbain mené par le ministère des Transports et dirigé par le ministre des Transports. On a besoin de réfléchir et se donner des axes d'action concrets pour le transport collectif interurbain, et là on n'a toujours pas de réponse positive pour la tenue d'un sommet de cette nature-là », regrette Claire Bolduc.

Le ministère des Transports n'a pas encore répondu à notre demande d'entrevue.

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