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Avec le magazine Voir, Alexandre Taillefer gagnera-t-il son pari?

Le premier numéro du tout nouveau magazine Voir paraît jeudi. Ses actionnaires ainsi que son équipe éditoriale font le pari que le papier n'est pas mort et qu'en plus, il est possible d'offrir un contenu gratuit de qualité.

Un texte de Valerie-Micaela Bain

C'est le début d'une nouvelle ère pour le Voir. Le nouveau magazine de l'entreprise vient remplacer le journal culturel qui a été publié pendant 30 ans.

« On est émus, je pense, c'est un vraiment beau magazine », affirme le rédacteur en chef, Simon Jodoin.

Imprimée à 50 000 exemplaires à Montréal, la publication demeure gratuite. Le magazine sera aussi disponible à Québec. Tiré à 25 000 copies, cette édition du Voir sera légèrement différente de celle de Montréal, afin de refléter les scènes culturelles distinctes des deux villes. 

Pour rester en vie toutefois, il faudra l'appui des lecteurs et des publicitaires.

Au fil des années, la publication hebdomadaire, puis bimensuelle, avait perdu de sa notoriété à cause de la diminution du contenu et de l'augmentation de la publicité. Simon Jodoin admet candidement que l'équipe n'avait plus de plaisir à la tâche.

Textes d'opinion, billets d'humeur, dossiers portants sur des questions de société, suggestions de sorties et d'albums : les actionnaires et l'équipe de rédaction se donnent comme mission de promouvoir la culture d'ici et d'ailleurs ainsi que le commerce local.

Par exemple, la chanteuse en ascension Charlotte Cardin se trouve en une du premier exemplaire.

Le fonds de placement québécois a fait l'acquisition du Voir en avril 2015. La transaction comprenait également le Guide restos Voir, un atelier de productions de sites web et la boutique Voir.ca.

Fondée en 1986, Communications Voir a démarré ses activités en tant qu'éditeur du journal Voir. L'entreprise est, depuis près de 30 ans, un acteur important de l'actualité culturelle, gastronomique et de l'art de vivre.

Depuis quelques années, le nombre de pages avait cependant considérablement chuté, tout comme l'influence générale de la publication, en raison, en bonne partie, de la crise que traversent la presse en général ainsi que les journaux gratuits.

L'entreprise emploie plus de 50 personnes au Québec.

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