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Baisse du prix du homard : les pêcheurs reprennent la mer dans la frustration

Les pêcheurs du sud-est du Nouveau-Brunswick qui ont manifesté jeudi contre le bas prix offert pour leurs prises reprennent la mer vendredi matin en exprimant leur déception et leur colère.

Plus d'une cinquantaine de pêcheurs ont manifesté à Sainte-Anne-de-Kent, jeudi, contre la baisse du prix qui se trouve à 4,25 $ la livre pour le homard de conserve et 4,75 $ pour le plus gros homard.

« Nous autres, on abuse de nous de tous les bords. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas si on est mal représenté par certains. Je ne sais pas si c’est un monopole qu’ils font. Je ne le sais pas, mais il y a quelque chose qui se brasse sur le mauvais bord », lance Maurice Martin, pêcheur de Cap-de-Saint-Louis, en entrevue vendredi matin à l’émission Le réveil Nouveau-Brunswick, d’ICI Acadie.

Les pêcheurs devraient peut-être faire affaire avec des acheteurs étrangers sans intermédiaire, estime Maurice Martin.

L’idée plaît à un jeune pêcheur du quai des Robichaud, Patrick Landry.

« Ah! vraiment, ce serait idéal si on pouvait ôter les [intermédiaires] et le [vendre] nous autres mêmes. Ce serait parfait, mais ce serait plus un casse-tête. C’est tout le temps faisable. Comme Maurice dit, rien n’est impossible ces jours-ci », affirme Patrick Landry.

Les pêcheurs se demandent pourquoi leurs homologues du nord de la province qui ont pêché au printemps ont eu un meilleur prix.

« Au printemps, ils ont eu 6 $, 6,50 $, 7 $, 7,50 $ [...] Ils avaient eu un gros prix de homard au printemps [...] Ils disent qu’ils ont trop payé au printemps et ils ne veulent pas nous payer à cette heure [...] Il n’y a aucune raison que le prix du homard n’est pas 6,50$ », lance Maurice Martin.

La zone 25, entre le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard, est désavantagée, selon eux, et les coûts associés au métier augmentent chaque année.

« Au printemps, tu ne vois jamais ça [...] Ils pêchent. Ils se font payer. Ils sont bien contents [...] Nous autres, tous les quatre ou cinq ans, c'est la même chose qui se répète », déplore Paul Robichaud, un pêcheur.

« Le prix n’a pas baissé en France. Le prix n’a pas baissé en Asie aujourd'hui [...] La seule place où le prix a baissé, c'est pour moi, pour lui, et lui ici », ajoute Maurice Martin.

Le gouvernement réagit

Le prix du homard est déterminé par les conditions du marché, dont la quantité de produits offerts, la demande des consommateurs et la fluctuation du taux de change, explique le ministère des Pêches du Nouveau-Brunswick.

La saison du homard dans la zone 25 a commencé le 8 août et elle se terminera le 9 octobre.

Avec des informations de Frédérique Mazerolle

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