Un groupe qui représente des travailleurs syndiqués du secteur des métiers du bâtiment de l'Alberta a signé une entente de baisse de salaire pour certains travailleurs dans l'espoir de les aider à garder un travail en raison de la crise économique actuelle.

Les baisses de salaire doivent commencer le 1er janvier pour une période de 3 ans. L'accord recommande une baisse salariale de 0,75 $ de l'heure, et des changements pour le calcul des heures supplémentaires.

L'entente concerne, entre autres, les charpentiers, les électriciens, les monteurs de charpentes métalliques, les ouvriers, les mécaniciens, les ingénieurs d'exploitation et les tuyauteurs.

Le groupe en question, General Presidents' Maintenance Committee, est une alliance de 13 syndicats qui représentent des milliers de travailleurs faisant la maintenance de grandes usines comme celles des sables bitumineux.

Le porte-parole du groupe, Brett McKenzie, a déclaré que l'entente a été signée pour sauver des emplois en cette période de ralentissement économique en Alberta. « Ces concessions sont nécessaires pour nous garder dans le jeu, pour nous garder à l'intérieur de la clôture », a déclaré Brett McKenzie.

Il fait valoir que les contrats dans le domaine de la construction représentaient naguère plusieurs milliards de dollars en Alberta, mais que ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au cours des dernières années, les travaux d'entretien ont représenté environ 10 000 emplois à temps plein, a laissé savoir Brett McKenzie.

Concurrence féroce

Selon lui, les membres du groupe syndical devront, par ailleurs, faire face à une concurrence féroce de la part des entreprises non syndiquées et de l'Association chrétienne du travail du Canada au cours des prochaines années, en ce qui concerne les travaux d'entretien.

Warren Fraleigh, directeur général de Building Trades of Alberta, l'un des 13 syndicats concernés, a déclaré qu'il est difficile de mentionner aux membres qui ont travaillé dans le secteur pétrolier depuis des années les raisons de leur baisse de salaire.

Il déclare qu'il y a déjà eu des licenciements importants de travailleurs dans certains métiers, comme les ingénieurs d'exploitation.

La situation devrait empirer, ajoute-t-il. « Nos membres peuvent travailler aujourd'hui, mais il y a beaucoup d'indicateurs qui nous disent que cela ne sera pas le cas d'ici les douze prochains mois. »

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