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Bas-Caraquet aura un ber cavalier de 300 tonnes fabriqué en Italie

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a arrêté son choix: le nouveau ber cavalier du chantier naval de Bas-Caraquet sera fabriqué en Italie par l'entreprise Ascom et aura une capacité de soulever des bateaux de 300 tonnes métriques.

Un texte de René Landry

Il y a trois ans, le gouvernement conservateur de David Alward a doté Shippagan d'un nouveau ber cavalier, de la même entreprise italienne avec une capacité de 200 tonnes métriques, de couleur bleue. Celui de Bas-Caraquet, choisi par le gouvernement libéral de Brian Gallant, sera donc plus imposant et puissant, mais d'une couleur qui va tirer sur le rouge.

« La machine va être construite en Italie, puis transportée au Canada et c'est la compagnie Friolet Service Maritimes, de Bas-Caraquet qui va finir de la monter, explique le député de Caraquet, Hédard Albert. 300 tonnes, c'est beaucoup mieux que 150 tonnes. C'est bon pour l'avenir du Centre naval. De plus, les appels d'offres pour la construction d'un nouveau quai en forme de U vont bientôt paraître dans les journaux. Tout devrait être prêt pour l'automne. On se croise les doigts. »

Le représentant de la compagnie Ascom dans les Maritimes, René Friolet, croit que la nouvelle machine sera installée d'ici la fin octobre. « Ce sont des machines sophistiquées au plan électronique. Une fois que les paramètres sont ajustés, tout va bien. »

René Friolet est le propriétaire de Friolet services maritimes, qui oeuvre depuis longtemps dans la construction et la réparation navales. C'est donc dire que son entreprise sera également une utilisatrice du nouveau ber cavalier. La capacité du ber cavalier qui est utilisé actuellement au Centre naval du Nouveau-Brunswick, à Bas-Caraquet, a une capacité de 150 tonnes métriques.

« La nouvelle machine va donc avoir deux fois plus de capacité pour soulever des bateaux, se réjouit René Friolet. C'est une bonne nouvelle pour Bas-Caraquet. On a eu exactement ce qu'on voulait. Je félicite notre député Hédard Albert parce qu'il y a cru et il a livré la marchandise. Je peux critiquer quand c'est le temps et lancer des fleurs, aussi, quand c'est le temps. Je pense que tout le monde est content et on va faire beaucoup de travail avec cette machine-là. Le ber cavalier est opéré par une société du gouvernement donc ça va être disponible pour tout le monde. » 

René Friolet ajoute que son entreprise a perdu plusieurs contrats en raison de la capacité limitée du vieux ber cavalier.

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