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Beauport 2020 : le port de Québec attendu de pied ferme

Le président du groupe citoyen Accès Saint-Laurent Beauport promet de talonner le port de Québec lors des séances publiques d'information qui s'amorceront sous peu sur le projet d'agrandissement des installations portuaires.

« Il est temps que le port refasse ses devoirs et s’en aille en dehors de la ville pour aménager son port de vrac », lance d’entrée de jeu Daniel Guay, le président du regroupement.

Son association milite depuis des mois pour l'administration portuaire installe ses nouvelles installations loin de l’agglomération urbaine de Québec.

« Le Saint-Laurent est grand et il y a d’autres opportunités », souligne-t-il. Selon le mémoire du regroupement, qu’il présentera à l’Agence canadienne d’évaluation environnementale, la tendance mondiale est d’installer les ports loin des villes, citant les exemples des ports de Saguenay et de Sept-Îles.

Il croit que l’augmentation du transport de pétrole et de matières dangereuses près de la ville pourrait occasionner de véritables catastrophes.

M. Guay mentionne aussi que le transbordement accru de matières en vrac pourrait créer de nouveaux épisodes de poussières dans le secteur de Limoilou.

Il critique aussi l’évaluation de l’impact économique du projet pour le Québec. Selon M. Guay, l’agrandissement des installations portuaires représentera au maximum 60 emplois directs.

« Le chiffre de 1100 emplois est souvent gonflé », déplore-t-il en rappelant les chiffres du port de Québec, qui obtient cette statistique en incluant les emplois indirects à l’échelle canadienne lors de la construction.

Un projet « responsable »

Le président-directeur général du port de Québec, Mario Girard, maintient malgré la critique l’importance économique de son projet. « C’est un projet majeur pour le port, pour notre région et pour le Saint-Laurent », explique-t-il.

Il est certain de pouvoir rassurer les citoyens inquiets lors des séances d’information des prochaines semaines. « Ça fait 5 ans qu’on fait des études », martèle-t-il, une trentaine d’études à l’appui.

Il entend les craintes des opposants, mais souhaite avant tout avoir un dialogue pour présenter son projet. « Avant de porter un jugement, j’invite les gens à venir voir ce qu’on a fait ».

Relativement aux émissions de poussières, Mario Girard promet un projet « 100 % sous couvert » pour limiter les particules émises.

Le port de Québec prévoit une journée portes ouvertes d’information le 16 janvier prochain. L’Agence canadienne d’évaluation environnementale tiendra des séances publiques le 1 et 2 février.

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