L'économiste Samuel LeBreton dresse un bilan de l'emploi à la fois positif et négatif pour le Nouveau-Brunswick en 2017.

Un texte de Mathieu Massé

Du côté positif, il note une hausse de 5400 emplois à temps plein. En contrepartie, il y a eu une baisse de 4000 postes à temps partiel, mais il y a tout de même eu création nette de 1400 nouveaux emplois au Nouveau-Brunswick l'an dernier, ajoute-t-il.

Toujours du côté positif, le nombre de chômeurs a baissé de 6100 personnes ou 16,4 % en 2017. Cela a fait chuter le taux de chômage à 8,1 %, soit le plus bas enregistré depuis 2007.

Du côté négatif, il rappelle que la baisse du nombre de chômeurs n’est pas uniquement le résultat d’une hausse du nombre d’emplois, mais d’une autre baisse, tout aussi importante : celle de la population active.

En 2017, la population active, celle avec un emploi ou au chômage, a baissé de 4700 personnes, soit 1,2 % de moins qu'en 2016. Ainsi, le taux d'activité des Néo-Brunswickois a diminué à 61,5 %, le plus bas depuis 1999.

Moins de femmes au travail

La même tendance se remarque chez les femmes. Le nombre de chômeuses a diminué de 500 en 2017, mais le nombre de Néo-Brunswickoises faisant partie de la population active a aussi diminué de 2000. Leur taux d'activité est dorénavant de 58 %, soit le taux le plus faible enregistré depuis 2001.

Situation en Atlantique

L’Île-du-Prince-Édouard se classe deuxième au Canada pour la croissance de son niveau d’emploi. La province insulaire a connu une hausse de 3,1 % de son taux d’emploi, alors qu'à l'opposé, Terre-Neuve-et-Labrador a subi une chute de 3,7 %.

Malgré cette hausse à l’Île-du-Prince-Édouard, les provinces de l’Atlantique présentaient le taux d’emploi le plus faible au Canada avec 56,5 % pour le Nouveau-Brunswick, 56,7 % pour la Nouvelle-Écosse, 59,6 % pour l’Île-du-Prince-Édouard et 50,3 % pour Terre-Neuve-et-Labrador.

La moyenne nationale était de 61,6 % en 2017.

Le chômage est resté relativement stable en Nouvelle-Écosse et a connu une baisse 0,9 % à l’Île-du-Prince-Édouard. Terre-Neuve-et-Labrador fait encore une fois mauvaise figure avec une hausse de 1,4 % pour se retrouver avec le plus haut taux de chômage au pays, soit 14,8 %.