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Bill Morneau opposé au Brexit, prudent sur Trump

Sans hésitation, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, affirme qu'il n'est pas dans l'intérêt des Britanniques de voter en faveur de l'exclusion du Royaume-Uni de l'Union européenne. En revanche, il refuse de se prononcer sur les effets que pourrait entraîner l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

Gérald Fillion

Un texte de Gérald Fillion

« On va avoir une bonne relation avec les États-Unis, peu importe qui sera le président », a déclaré Bill Morneau dans une entrevue lundi à RDI économie. « Nous continuerons d'avoir cette nécessité de travailler fort pour avoir une bonne relation, et ça va continuer. »

Le Canada et les États-Unis sont des partenaires économiques importants et stratégiques. Le Canada exporte 75 % de ses marchandises vers les États-Unis.

« Nous savons que la relation entre les deux pays repose sur bien plus qu'un premier ministre ou un président en particulier, explique Bill Morneau. Un total de 35 États américains ont leur principal partenaire économique au Canada. »

À propos du référendum sur l'avenir du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne, le ministre Morneau est moins réservé. « Moi, j'espère que les gens en Angleterre vont considérer que c'est mieux pour eux de rester dans l'Union européenne. Je crois qu'au niveau économique, c'est beaucoup mieux pour eux et ce l'est, bien sûr, pour nous [...] parce que nous voulons avoir un accord de libre-échange avec l'Union européenne. »

Les effets sur l'économie britannique, européenne, canadienne et mondiale ne seraient pas négligeables, selon Bill Morneau. Cela dit, le ministre refuse de s'avancer sur les conséquences réelles sur l'accord de libre-échange Canada-Union européenne que provoquerait une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Bombardier : « nous sommes très proactifs »

Dans le dossier d'une aide fédérale à Bombardier, le ministre affirme que les négociations entre son gouvernement et l'entreprise québécoise se poursuivent, mais « ce n'est pas très facile d'avoir une discussion avec une compagnie comme ça », affirme-t-il.

Le ministre affirme qu'il n'y a pas de date-butoir pour une entente.

Bill Morneau a été nommé ministre des Finances en novembre dernier par le premier ministre Justin Trudeau. Il a dévoilé son premier budget à la fin mars. Au total, 115 milliards de dollars de déficits sont prévus au cours des cinq prochaines années. Le ministre affirme qu'il ne peut pas dire à quel moment son gouvernement reviendra à l'équilibre budgétaire.

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