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Biomasse : une étude de faisabilité pour la cimenterie

L'Association coopérative forestière régionale de la Gaspésie mènera une étude de faisabilité d'un projet de distribution de la biomasse forestière vers la cimenterie de Port-Daniel-Gascons.

Les résultats pourraient être connus dans un an.

Selon une étude du Comité de suivi environnemental de Ciment McInnis, la biomasse permettrait de réduire une bonne part des émissions polluantes de l’usine.

Concrètement, l’usine pourrait brûler jusqu’à 100 000 tonnes de biomasse forestière par an, soit la moitié de la production gaspésienne. La cimenterie pourrait ainsi diminuer de 30 % son coke de pétrole, un produit très polluant utilisé pour fabriquer le ciment.

L’utilisation de la biomasse serait très profitable pour la région, souligne le directeur général de la scierie de St-Elzéar, Mario Pouliot. Il estime que 1200 emplois directs seront consolidés et 70 nouveaux emplois seront créés. « On est quand même huit coopératives régionales ensemble », précise-t-il.

Un choix écologique annoncé depuis longtemps

Même si les dirigeants de Ciment McInnis annoncent l’utilisation de la biomasse depuis le début du projet, il faudra attendre au moins deux ans avant de l’intégrer à la production, parce que ce n'est pas simple, explique le vice-président des opérations chez Ciment McInnis, Alexandre Rail. « Plusieurs scénarios possibles vont suivre à travers une étude de faisabilité pour préciser encore plus la question qu'on envisage au niveau de la logistique et de l'approvisionnement ».

D'après les informations de Pierre Cotton