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Blocus des employés de soutien de l'Université Laval

Les employés de soutien de l'Université Laval, qui ont tenu une grève ponctuelle jeudi matin, ont bloqué l'accès au campus universitaire pendant près d'une heure.

Tôt jeudi, plusieurs centaines d’employés syndiqués étaient déployés aux sept entrées du campus, où des palettes de bois avaient été installées pour empêcher la circulation des véhicules, voitures et autobus. Le Service de police de la Ville de Québec est toutefois intervenu vers 8 h 30 pour demander aux manifestants de lever leur blocus.

Les syndiqués se sont ensuite regroupés au pavillon Desjardins de l'Université Laval. La grève s'est poursuivie jusqu'à midi.

Il s'agissait de la première grève en 35 ans pour les employés de soutien de l'Université Laval. Le syndicat veut mettre de la pression devant l’impasse des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, affirme le conseiller syndical au SCFP affecté à l’Université Laval, Éric-Jan Zubrzycki.

« C’est un coup de semonce qu’on envoie à l’employeur afin qu’il commence enfin à négocier de bonne foi », déclare M. Zubrzycki.

Les moyens de pression pourraient aller jusqu'à la grève générale illimitée.

Cours maintenus

De son côté, la direction de l'Université Laval soutient que tous les étudiants ont pu assister à leurs cours. « Oui, il y a eu un blocage d’accès ce matin tôt. Depuis 8 h 57, tous les accès à l’Université Laval sont débloqués. Il n’y a aucun étudiant ou membre du personnel qui va être pénalisé », souligne Andrée-Anne Stewart, porte-parole de l'établissement.

C’est évident qu’on n’empêchera jamais personne de manifester et de s’exprimer. Notre objectif, c’est de maintenir les cours et que les étudiants et les employés puissent se rendre à leurs cours ou leurs activités.

Andrée-Anne Stewart, porte-parole de l'Université Laval

Les négociations entre le syndicat et l'Université achoppent sur la mobilité des employés et le régime de retraite, rappelle Éric-Jan Zubrzycki.

« Du point de vue de la retraite, il y a un écart de 12 millions entre ce que nous avons offert comme réduction pour le régime de retraite, l’employeur en veut 24. Et pour la mobilité, l’employeur voudrait placer qui il veut, quand il veut, où il veut. »

Deux journées de conciliation sont prévues les 20 et 21 février. Les pourparlers pourraient toutefois reprendre en début de semaine prochaine, selon le comité de négociation.

Le syndicat des employés de soutien de l'Université Laval représente 1900 travailleurs, dont des employés d'entretien des bâtiments, techniciens de laboratoire, personnel de bureau et personnel de bibliothèque.

Les employés de soutien sont sans contrat de travail depuis le 1er avril 2016.