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Boeing contre Bombardier : l'économie de Winnipeg en ligne de mire

Le récent différend entre le Canada et les États-Unis au sujet des subventions dans l'industrie aérospatiale inquiète le maire de Winnipeg, Brian Bowman, qui prévoit contacter le gouvernement Trudeau pour lui rappeler l'importance de l'industrie dans la capitale manitobaine.

Le département du Commerce américain a imposé, mardi, des droits compensatoires préliminaires de près de 220 % sur la C Series de l’avionneur canadien Bombardier.

Face à l’annonce, Ottawa envisage de se désengager de son projet d’achat de chasseurs Super Hornet, construits par l’entreprise américaine Boeing. Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a pour sa part lancé, mercredi, que « pas un boulon, pas une pièce, et bien sûr pas un avion venant de Boeing [ne devrait être accepté] au Canada tant que ce conflit n’est pas réglé de façon juste ».

Toutefois, Boeing est le plus grand employeur du secteur aéronautique au Manitoba, soulève le maire de Winnipeg, Brian Bowman. Les activités de la compagnie américaine dans la province représentent 2 milliards de dollars et 1500 emplois pour l’économie manitobaine.

Le maire Bowman dit qu’il est « à peu près certain » qu’il communiquera avec Ottawa, après avoir effectué des recherches supplémentaires sur les enjeux.

« Historiquement, il y a toujours eu un certain souci, un genre de préoccupation, que l’importance et la pertinence de l’industrie aéronautique à Winnipeg n’obtiennent pas l’attention ni le respect qu’elles méritent sur le plan national », avoue le maire, faisant référence à la décision du gouvernement de Brian Mulroney d’allouer un contrat de construction d’avions de chasse au Québec dans les années 80, ignorant une meilleure offre au Manitoba.

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