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Bois d’œuvre : Christy Clark voit une lueur d’espoir

La dirigeante a noté que si le président désigné Donald Trump voulait maintenir la croissance de l’emploi dans son pays, il devra être plus ouvert à discuter, car le secteur de la construction est un des moteurs de l’économie américaine.

D’autant plus, que sans la signature d’un accord, le prix de l’immobilier risque de fortement augmenter pour les Américains.

Un négociateur de la dernière entente commerciale et professeur en science politique à l’Université Laval à Québec, Carl Grenier, estime à 10 % le coût du bois d’œuvre pour une maison moyenne. « Si vous ajoutez une augmentation à ces 10 % alors ça peut ajouter au coût d’une maison », a-t-il expliqué à l'émission Boulevard du Pacifique.

Or, un foyer risque de dépenser 1000 $ en plus pour sa maison, ce qui d’après M. Grenier ne lui empêchera pas d’en acheter : « Il ne faut pas exagérer le phénomène ».

Par contre, explique le professeur, une étude a confirmé dans le passé que sans un accord sur le bois d’œuvre, de 200 000 à 300 000 jeunes couples seraient dans l’incapacité d’accéder à la propriété aux États-Unis.

Une publicité inefficace

Quant à la volonté de Christy Clark de convaincre les consommateurs américains en achetant de grandes pages de publicité dans le New York Times, Carl Grenier doute qu'elles puissent faire leur effet : « [Même si les États-Unis comptent] quelques centaines de millions de personnes, elles sont loin de toutes lire le New York Times ».

La moitié du bois d’œuvre acheté par les États-Unis provient de la Colombie-Britannique. Cependant, dit M. Grenier, l’économie de la province s’est diversifiée depuis le dernier accord sur le bois d’œuvre signé en 2006. La Colombie-Britannique résisterait donc mieux à de nouvelles mesures protectionnistes de l’administration Trump.