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Bois d’oeuvre : l’industrie ontarienne fonde beaucoup d’espoir dans l’annonce fédérale jeudi

À quelques heures de l'annonce fédérale sur la querelle du bois d'œuvre, la Ontario Forest Industries Association (OFIA) espère qu'Ottawa mettra en place des mesures d'appui tangibles pour les compagnies forestières de la province.

L’OFIA veut un programme de prêt garanti pour permettre aux scieries de demeurer ouvertes et surtout de maintenir 57 000 emplois pendant que les négociations progressent avec les États-Unis.

L’organisme dit avoir été déçu dans le passé, malgré de nombreuses rencontres avec le gouvernement fédéral et la non-confirmation d’un tel programme pour l’industrie forestière.

« En n’accordant pas de prêt garanti au secteur forestier, le Canada va forcer l’industrie à se soumettre immédiatement à des droits compensateurs et à des frais légaux élevés pour les contester. Or, le gouvernement fédéral est censé investir et faire prospérer la classe moyenne », indique la présidente directrice générale de l'OFIA, Jamie Lim.

Son association ne veut rien de moins que ces prêts garantis.

« Sinon, ce sont nos communautés du Nord de l’Ontario qui sont à risque », indique madame Lim.

L'OFIA affirme qu’un programme de prêt garanti enverra un message clair dans la négociation avec les Américains, comme quoi le Canada soutient son industrie forestière.

L’organisme doute par ailleurs que le développement de nouveaux marchés, que des programmes améliorés d’assurance-emploi et la formation des travailleurs de l’industrie soient des solutions viables pour les scieries ontariennes.

« Un programme pour former ces travailleurs dans des emplois qui n’existeront pas dans de petites villes du Nord serait une erreur », indique Jamie Lim.

Madame Lim indique que les travailleurs forestiers du nord ontarien ont repris leur avenir en main avec la renaissance des scieries qui souvent sont le gagne-pain de toute une communauté.

L'annonce fédérale est attendue pour 16 h jeudi.

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