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Bois d'oeuvre : Le Nouveau-Brunswick est la seule province de l'Atlantique à ne pas être exemptée

Le département américain du Commerce a abaissé les tarifs imposés à la frontière sur les exportations de bois d'oeuvre pour l'ensemble de l'industrie canadienne.

Washington indique que la majorité des producteurs seront frappés de droits combinés de 20,83 %, en baisse par rapport aux droits préliminaires de 26,75 %.

J. D. Irving, l’un des plus gros producteurs néo-brunswickois, voit ses tarifs passer de 9,89 à 9,92 %, le plus bas taux octroyé à une entreprise au pays. Cependant, le Nouveau-Brunswick est la seule province de l'Atlantique à ne pas être exemptée.

L'entreprise J. D. Irving est propriétaire de 9 des 25 scieries au Nouveau-Brunswick.

Lors des derniers conflits sur le bois d’oeuvre, le Nouveau-Brunswick avait été épargné par les mesures de rétorsion, parce que les autorités américaines avaient reconnu la nature plus privée de ses forêts.

Les importations américaines de bois d'oeuvre en provenance du Canada ont totalisé 5,66 milliards $ US l'an dernier.

Le porte-parole, Jérome Pelletier, a déclaré que l'entreprise J. D. Irving va commenter la décision du département américain du Commerce vendredi.

Selon le professeur d'économie forestière de l'Université de Moncton, Michel Soucy, le Nouveau-Brunswick n’a pas su maintenir son exemption et a échoué dans ses négociations avec les États-Unis.

« En partant, 10 %, pour une grosse entreprise comme J. D. Irving, ce n’est pas négligeable, la marge de profit n’est pas si énorme que ça, alors que 21 % pour les petits scieurs du Nouveau-Brunswick, c’est encore plus significatif, ça peut vouloir dire des réductions de production, des fermetures de lignes ou d’usines », ajoute M. Soucy.

La Nouvelle-Écosse s'en sort indemne

Les producteurs de bois de la Nouvelle-Écosse ont appris aujourd'hui qu'ils seront exclus de tous les droits antidumping et compensateurs punitifs à la suite de la décision du département américain du Commerce.

Le premier ministre Stephen McNeil dit que la province se ravit de la décision du gouvernement des États-Unis, qui a reconnu la légitimité de cette exclusion de longue date.

Stephen McNeil reconnaît toutefois que c'est une période difficile pour l'industrie canadienne.

La Nouvelle-Écosse compte environ 11 500 emplois directs et indirects dans l'industrie forestière.

L'Accord sur le bois d'oeuvre résineux entre le gouvernement du Canada et le gouvernement des États-Unis d'Amérique a expiré en octobre 2015.

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