Lebel-sur-Quévillon voit une lueur d'espoir. Selon le maire Alain Poirier, la visite du comité forêt de l'Union des municipalités du Québec aux États-Unis a porté ses fruits pour mieux faire connaître le régime forestier du Québec. Il entrevoit ainsi une porte de sortie pour l'industrie du bois d'oeuvre, bien implantée dans ce secteur du Nord-du-Québec.

Par ailleurs, Alain Poirier mise aussi sur la diversification de son économie, notamment avec la relance de l'ancienne usine de Fortress Paper, vendue à Nexolia il y a un peu plus d'un an. « Nexolia, ça va super bien. Présentement, ils en sont à faire les études environnementales. J'ai discuté avec les gens de Nexolia la semaine dernière et puis eux, le projet avance grandement. Moi je suis très content. C'est un projet majeur. On parle de serres, on parle de cogénération. Ils sont rendus à l'étape vraiment au niveau de l'environnement », explique-t-il.

Le maire cite aussi le projet minier de Lac Windfall d'Osisko, pour lequel une étude de faisabilité est en cours, et qui pourrait créer jusqu'à 300 emplois. Alain Poirier indique qu'à cela s'ajoute, dans les coulisses, un certain intérêt pour le rachat de l'ancienne usine de Domtar.

« On a bon espoir qu'on pourrait avoir dans un avenir pas trop lointain, de deux à quatre ans peut-être, une usine qui redémarre, indique-t-il. Pourquoi cette usine-là pourrait redémarrer? C'est sûrement la question que beaucoup de gens se posent. Mais quand on parle du comité forêt, n'oubliez pas qu'on a au-dessus de 250 000 tonnes de trop de copeaux au Québec à l'heure actuelle. Ça, ça peut avoir un impact sur notre économie, sur des fermetures de scieries. »

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