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Bois d’oeuvre : une impression de déjà vu dans le Nord de l’Ontario

Le Nord de l'Ontario ne veut pas revivre un épisode de fermetures et de licenciements tels que survenus en 2006 lors de la crise du bois d'œuvre.

Un texte de Caroline Bourdua

Le maire de Hearst Roger Sigouin s’en souvient trop bien. Au cours de cette période, la population avait même diminué de 1000 habitants, dans une ville de 6000 âmes.

Plusieurs travailleurs forestiers ont été acculés à la faillite, selon M. Sigouin

Pour voir ce tableau sur un appareil mobile, cliquez ici.

Situation aussi criante dans le Nord-Ouest de l’Ontario

Le maire de Greenstone, Rénald Beaulieu, se rappelle la période sombre traversée par sa municipalité.

Des dizaines de maisons abandonnées ou vendues à petit prix, et un exode de travailleurs vers l’Ouest canadien, telles sont les conséquences des fermetures de scieries et de la disparition de la coupe de bois dans sa région.

Des scieries comme Longlac Lumber, qui était autrefois propriété de Buchanan, ont repris leur activité et il est question de réouverture de la scierie de Nakina.

« Le secteur forestier commence à peine à reprendre son souffle », fait remarquer le maire Beaulieu.

En plein cœur de la crise, les emplois rattachés aux scieries sont passés de 58 000 en 2005 à 54 500 l’année suivante.

C’est l’Ontario qui a écopé le plus avec un déclin de près de 9 %.

*source: Statistique Canada

L’Ontario réagit

Les chiffres avancés mardi à la Législature ontarienne par la ministre Kathryn McGarry des Richesses naturelles et des Forêts sont éloquents :

« L’industrie forestière représente 15,5 milliards de dollars en Ontario. 230 communautés dépendent de la forêt qui procure de l’emploi direct et indirect à 172 000 personnes. » a indiqué la ministre.

Cliquez ici pour voir la carte des scieries actives en Ontario sur un appareil mobile

La ministre McGarry rappelle que c’est le fédéral qui est responsable des négociations avec les États-Unis.

L'Ontario demande à Ottawa d’écouter les industries forestières ontarienne et québécoise qui réclament un programme de prêt garanti.

Le gouvernement Wynne a aussi nommé lundi Jim Peterson à titre de négociateur en chef de la province dans le dossier du bois d’oeuvre.

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