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Bombardier fait une demande d’injonction contre Metrolinx

Bombardier a indiqué vendredi dans un communiqué avoir déposé une demande d'injonction contre Métrolinx en Cour supérieure de l'Ontario en réponse à une menace de l'agence de transport ontarienne d'annuler un contrat de 770 millions de dollars.

L'agence de transport ontarienne Metrolinx avait déposé début novembre un avis d'intention d'annulation d'un contrat de 770 millions de dollars qu'elle avait conclu avec Bombardier pour la fourniture de 182 trains légers.

Dans un communiqué publié vendredi, Bombardier a qualifié ces menaces d'injustifiées et dit vouloir protéger ses employés et ses droits en déposant une demande d'injonction en Cour supérieure de l'Ontario.

Le but de l'injonction est d'encourager Metrolinx à reprendre des discussions de bonne foi.

Bombardier

Les véhicules avaient été commandés pour les nouvelles lignes Eglinton-Crosstown et Finch Ouest à Toronto.

« L'annulation du contrat coûterait des millions de dollars aux contribuables, entraînerait la perte de centaines d'emplois en Ontario et mettrait en péril les projets Eglinton-Crosstown et Finch Ouest », affirme Bombardier.

Un porte-parole de la compagnie précise que 200 emplois à Kingston et Thunder Bay sont en jeu.

Le constructeur dit également avoir toujours à coeur « la livraison dans les temps des trains légers aux résidents de Toronto ».

« Bombardier apprécie cette chance et a la capacité de fournir des véhicules légers sur rails de classe mondiale pour que les résidents de la grande région de Toronto puissent aller au travail et rentrer chez eux auprès de leurs familles rapidement et confortablement », ajoute la compagnie.

Des retards de Metrolinx

Bombardier accuse aussi Metrolinx d'avoir changé l'ampleur, les délais et les détails techniques du contrat de nombreuses fois depuis sa signature en 2010.

Les actions de Metrolinx ont mis le projet en péril.

Bombardier

Malgré tout, la compagnie assure pouvoir livrer les véhicules commandés dans les temps en 2018 et accuse Metrolinx d'être elle-même en retard dans ses projets.

« La preuve est que le prototype de Bombardier est prêt depuis octobre 2016. Metrolinx refuse cependant sa livraison ou même de confirmer un calendrier de livraison », poursuit la compagnie québécoise.

Les voies de la ligne Eglinton-Crosstown ne seront pas prêtes avant 2019 pour les premiers tests et son entrée en service est prévue en 2021, affirme Bombardier qui dit avoir même construit des rails à son usine de Kingston pour réaliser les essais avec ses véhicules.

Réponse de Metrolinx

L'agence de transport ontarienne répond dans une déclaration écrite à la demande d'injonction de Bombardier. Metrolinx affirme que le constructeur devrait se concentrer sur « la livraison des véhicules, avec la qualité attendue, et pas sur des procédures judiciaires ».

Metrolinx s'inquiète depuis quelque temps de la performance de Bombardier et de sa capacité à livrer un produit de qualité dans les temps pour l'ouverture de la ligne Eglinton-Crosstown en 2021.

Anne Marie Aikins, porte-parole de Metrolinx

Metrolinx répète aussi que la livraison du prototype est en retard de près de deux ans. L'agence compte maintenant étudier la demande d'injonction.

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