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« Boom minier » : Les impacts économiques commencent à se faire sentir à Lebel-sur-Quévillon

Les retombées économiques en lien avec le développement d'importants projets miniers aux abords de Lebel-sur-Quévillon commencent à se faire sentir dans la communauté.

Un texte de Thomas Deshaies

Il y a une hausse d'achalandage chez certains commerçants depuis un an, alors que d'autres constatent un retour à l'équilibre dans le marché immobilier.

« Il y a beaucoup de nouveaux visages, souvent des nouveaux travailleurs », observe Marilyne Verville, employée du dépanneur du Boulevard. Un constat partagé par la propriétaire du Restaurant OPC Deli.

Les projets miniers d'Osisko ne sont pas étrangers à cette situation, selon le maire, Alain Poirier. « 24 foreuses, ça amène un très grand lot de travailleurs et du personnel pour accompagner tout cela sur le site de Windfall. Beaucoup de ces gens vont demeurer à Lebel-sur-Quévillon », se réjouit-il.

D'autres entreprises minières s'affairent également à développer leurs projets, dont Ressources Métanor. Le maire demeure confiant concernant le redémarrage potentiel de l'usine de pâte Kraft.

Retour à l'équilibre dans le marché de l'immobilier

« On avait 100 maisons il y a quelques années, maintenant, on en a environ une quinzaine de disponibles », explique M. Poirier.

Selon le chef d'équipe de l'Équipe Boyer Proprio Direct, David Boyer, le vent a tourné. « On s'en va vers un marché qu'on pourrait qualifier de marché plus équilibré, où on va retrouver un nombre suffisant d'acheteurs qui vont acheter les propriétés qui vont être à vendre, présentement dans le secteur de Lebel-Sur-Quévillon », précise-t-il. L'agence immobilière Royal LePage fait également le même constat.

Hausser les revenus de la municipalité

Le maire de Lebel-Sur-Quévillon espère que ce « boom minier » lui permettra d'hausser les revenus de la municipalité.

Il envisage le retour de la taxe foncière pour les industries, qui avait été abolie lorsque la situation économique de la ville était moins florissante. « On devrait commencer à percevoir une taxe foncière au niveau industriel qu'on ne perçoit plus depuis 2013, explique M. Poirier. On avait perdu de 2 à 2,5 millions de dollars de revenus. Pour une ville avec un budget de 5,5 millions de dollars, ça fait mal. »

Les revenus engendrés seraient utilisés pour améliorer la qualité des services aux citoyens. « Pour nos entretiens, nos infrastructures, nos flottes de véhicules, nos réseaux d'aqueduc, d'égouts, beaucoup de choses à faire. Ça va venir nous aider », précise-t-il.

Diversification économique

Alain Poirier croit cependant qu'il faut poursuivre les efforts afin de diversifier l'économie de la municipalité. « Vous allez voir, au cours des prochaines années, des entreprises arriver pour diversifier notre économie », souligne-t-il.

Le Comité 5000 a été institué en 2017 afin de veiller à l'attraction de la main-d'œuvre. « C'est tout un groupe de gens qui se sont donné comme mandat d'aller chercher des travailleurs puis de les amener à Lebel-sur-Quévillon », explique M. Poirier.

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