Retour

Brexit : effet « discret » prévu pour l'économie canadienne 

Le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne devrait avoir seulement un effet « discret » sur l'économie canadienne, selon la Banque Royale (RBC), même si la Bourse de Toronto et le huard pourraient en souffrir.

Dans une note à ses clients, la Banque Royale explique que la Grande-Bretagne est un partenaire commercial important du Canada, même si leurs relations sont toutefois limitées. 

Malgré tout, Recherche économique RBC a averti qu'il pourrait y avoir un « retour de l'aversion au risque sur les marchés financiers, [ce qui] devrait exercer une pression à la baisse sur les prix du pétrole, les rendements des obligations gouvernementales et le dollar canadien ».

Pour sa part, Greg Colman, un analyste du secteur de l'énergie de la Financière Banque Nationale, pense que le vote des Britanniques jeudi pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne - un divorce surnommé Brexit - pourrait faire diminuer la demande pour le pétrole et le gaz naturel au Royaume-Uni et en Europe, si leurs économies ralentissent autant que prévu.

Mais M. Colman fait remarquer que la demande dans cette région du monde diminue déjà depuis une décennie. Ainsi, l'effet sur la demande énergétique mondiale ne devrait pas être si important.

Bon pour les exportateurs

Selon M. Colman de la Banque Nationale, le dollar américain devrait prendre de la vigueur vis-à-vis du dollar canadien, ainsi que de la livre sterling, et cela devrait ultimement profiter aux Canadiens qui exportent de l'énergie et d'autres biens, qui règlent la plupart de leurs coûts au Canada avant de réaliser des ventes aux États-Unis.

« Notre dynamique de l'offre et de la demande (énergétique) ne devrait pas vraiment changer; peut-être verrons-nous un léger impact négatif dans la marge », a-t-il affirmé.

« La prime au risque va augmenter, a ajouté l'économiste, ce qui va entraîner des désinvestissements d'actions, ce qui va faire baisser les prix de certaines actions de bonne qualité, et il vaut mieux acheter les actions moins dispendieuses que celles qui coûtent cher. Puis, du côté des devises, il y a cet effet rebond avec un dollar canadien plus faible. »

Multinationales canadiennes rassurantes

L'entreprise canadienne qui exploite le programme de fidélisation Nectar au Royaume-Uni ne s'attend pas à ce que le vote pour le Brexit ou la faiblesse de la livre aient un effet significatif sur ses résultats financiers à moyen terme. Mais Aimia (TSX:AIM) prévoit tout de même une certaine période d'incertitude à court terme en raison du vote. La société montréalaise est aussi derrière le programme Aéroplan au Canada. Elle croit que l'effet le plus important du Brexit sera celui que connaîtra Nectar.

De son côté, l'assureur Great-West Lifeco de Winnipeg - l'une des plus grandes sociétés d'assurances au pays - a indiqué vendredi que ses activités européennes étaient « résilientes » et qu'il était en mesure de conserver une « flexibilité financière significative ». Great-West Lifeco est présente au Royaume-Uni depuis 1903 sous le nom de Canada Life.

Plus d'articles

Commentaires