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Budget fédéral : plus de flexibilité pour les municipalités en Atlantique

Aux quatre coins de l'Atlantique, les municipalités se réjouissent des mesures prises par le ministre des Finances du Canada en matière de financement dans les infrastructures.

Les attentes étaient élevées, et les pressions sur le ministre Bill Morneau, importantes. Les municipalités de l'Atlantique semblent finalement avoir eu ce qu'elles cherchaient.

Le gouvernement fédéral a réservé des milliards de dollars pour les infrastructures et le transport en commun.

« On s'attendait à des investissements massifs, je crois que c'est à la hauteur. On a pratiquement doublé ce qu'on avait déjà de prévu [...] deux ans passé. Donc, on vient bonifier cette enveloppe-là. Clairement, ça donne un coup de pouce supplémentaire parce qu'on sait que les besoins sont énormes », a déclaré le directeur général de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, Frédérick Dion.

Or, selon le directeur de l'Institut d'études urbaines et communautaires à l'Université du Nouveau-Brunswick, Yves Bourgeois, même si le gouvernement Trudeau prévoit investir dans les infrastructures lors des deuxième et troisième années de son mandat, beaucoup d'argent servira à la construction ou à la modernisation « d'infrastructures vertes ».

« La région est moins bien munie. Par exemple, on a juste à Moncton 3 % de la main-d'oeuvre qui prend le transport en commun, alors qu'à Montréal et à Toronto, c'est dans les 20 %. Alors ça risque d'avoir un impact particulier sur les grandes villes et nous, dans l'absence de ça, ça risque de peut-être nous laisser de côté un peu », explique M. Bourgeois.

Le député fédéral de Beauséjour, Dominique Leblanc, se fait toutefois rassurant. En matière d'infrastructures vertes, il cite notamment la restauration de la rivière Petitcodiac à Moncton. Ce dernier promet qu'Ottawa se montrera flexible en ce qui a trait aux fonds réservés pour les infrastructures dans le budget pour faire en sorte que même les petites collectivités aient droit à leur part du gâteau.

« Le village de Cap-Pelé a évidemment moins de capacité financière pour certains projets que la ville de Dieppe ou la ville de Saint-Jean. Alors nous allons bâtir beaucoup plus de flexibilité, nous avons mis sur la table plus d'argent. Nous allons sortir l'argent plus vite. Nous allons transférer dans certains cas directement des montants pas dépensés par les provinces ou les municipalités », a-t-il déclaré.

La Nouvelle-Écosse aura 32 M$ pour le transport en commun

Le maire d'Halifax, Mike Savage, est satisfait de l'engagement pris par Ottawa en faveur des transports en commun.

Le gouvernement fédéral a annoncé mardi un nouveau fonds pour l'infrastructure de transport en commun de 3,4 milliards de dollars sur trois ans. La Nouvelle-Écosse recevrait plus de 32 millions de dollars, Terre-Neuve, 4 millions, et l'Île-du-Prince-Édouard, environ 600 000 $.

Le Nouveau-Brunswick devrait en principe recevoir un peu plus de 8 millions de dollars de l'enveloppe. On ignore encore combien d'argent ira à des projets dans la région de la capitale néo-écossaise. Le maire Savage a toutefois déjà fait savoir qu'il saurait quoi faire de cet argent, tant à court qu'à long terme.

C'est que la municipalité est en discussions avec CN et VIA Rail à propos d'une liaison ferroviaire pour désengorger le trafic routier d'Halifax.

Pour sa part, le maire de Charlottetown espère que l'argent du fédéral arrivera sous peu à l'Île-du-Prince-Édouard. Clifford Lee affirme que les 120 milliards de dollars d'investissements en infrastructures sur 10 ans sont très positifs. Il soutient cependant que des projets doivent être approuvés rapidement si les résidents de Charlottetown souhaitent en voir les bienfaits dès cette année.

Charlottetown a déjà indiqué dans son budget du mois dernier qu'une vingtaine de millions fédéraux seront nécessaires pour ses projets pour 2016, les réseaux d'eau potable étant la grande priorité de la ville.

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