Retour

C Series : Jean Charest souhaite une intervention du fédéral

Jean Charest croit qu'Ottawa doit intervenir dans le dossier des avions de la C Series afin de calmer les inquiétudes des investisseurs étrangers. En entrevue avec la division canadienne de la chaîne spécialisée en économie Bloomberg, l'ancien premier ministre du Québec a pressé le Canada d'agir, insistant également sur les retombées économiques potentielles pour le pays.

M. Charest, présentement associé au bureau de Montréal du cabinet d'avocats McCarthy Tétrault, a soutenu qu'une intervention du gouvernement fédéral était plus que souhaitable pour soutenir l'industrie aéronautique canadienne, comme le font les autres pays.

« Laissez-moi vous rappeler que tous les pays soutiennent leur industrie aéronautique, que ce soit les États-Unis, la France, l'Allemagne, l'Europe en général. Tous les pays le font parce que le coût de développement de nouveaux produits est trop élevé », a-t-il affirmé.

Jean Charest a vanté les mérites de cette industrie en insistant sur les effets importants qu'elle pouvait avoir sur l'économie canadienne, particulièrement en ce qui concerne la création d'emplois. « [L'industrie aéronautique] permet de créer de très bons emplois, des emplois intéressants [...] et nous devrions faire tout ce qui est en notre possible pour retenir une industrie aussi importante au pays. »

L'ancien premier ministre a également beaucoup insisté sur le caractère national de la compagnie. « Bombardier est présent partout. J'étais à Thunder Bay durant le week-end et ils ont une grosse usine là-bas, ils ont une division ferroviaire. »

Lorsque l'animatrice a objecté que la livraison de certaines commandes, notamment de trains, se faisait attendre en Ontario, Jean Charest s'est porté à la défense de Bombardier en insistant à nouveau sur l'importance d'avoir des produits faits en sol canadien et en arguant que l'entreprise avait la « résilience inscrite dans son ADN » et « qu'elle s'en sortirait ».

Il a néanmoins affirmé que le temps pressait et qu'il espérait une réponse rapide d'Ottawa, puisque les investisseurs étrangers commencent à s'inquiéter.

Selon lui, l'absence de réaction du gouvernement fédéral envoie un mauvais message qui pourrait nuire aux activités de Bombardier.

« Il n'y a aucun doute dans mon esprit que le gouvernement canadien devrait appuyer cette entreprise; elle a été bonne pour l'économie, elle a produit de bons emplois partout au pays et c'est exactement le genre d'industrie que nous devons encourager », a-t-il conclu.

Plus d'articles

Commentaires