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Câbles sous-marins : de possibles indemnités pour des pêcheurs de homard du Cap-Breton

L'installation de câbles électriques sous-marins et des activités de construction près de la côte du Cap-Breton mèneront à la fermeture d'une partie de la zone 27 pour toute la saison de pêche au homard de 2017.

Ces infrastructures sont liées au projet Maritime Link et doivent permettre de transporter l’électricité du barrage de Muskrat Falls, au Labrador, vers le Cap-Breton et le reste du continent.

La pêche au homard sera interdite dans un corridor de trois kilomètres de long et de 600 mètres de large dans le fond de l’océan. NSP Maritime Link, l’entreprise responsable du projet, a déjà entamé des discussions avec les pêcheurs de Point Aconi, Big Bras d’Or et Alder Point au sujet d’indemnités.

« Nous voulons travailler avec eux parce que nous allons installer un câble en plein dans leur territoire de pêche », dit René Gallant, premier vice-président à NSP Maritime Link.

Montant indéterminé

« Ils subiront de nombreux dérangements et d’autres problèmes éventuels. Il faut les dédommager adéquatement », précise René Gallant.

NSP Maritime Link est une filiale de l’entreprise Emera, d’Halifax, et une société affiliée à Nova Scotia Power. Le projet de Maritime Link coûte 1,55 milliard de dollars.

L’avocat représentant les pêcheurs, Ray Larkin, dit qu’il est prématuré d’évaluer le montant des indemnités pour la baisse des prises et pour les effets négatifs potentiels sur la pêche au homard durant les travaux en 2017 et pendant l’exploitation future des câbles.

Inquiétudes des pêcheurs

Ray Larkin précise qu’en plus, la zone interdite à la pêche doublera en superficie pendant quelques jours, pour permettre l’installation d’un des câbles.

« L’exclusion de cette zone de sécurité va coûter très cher aux pêcheurs et peut même donner lieu à des tensions entre eux, s’ils déplacent leurs casiers dans des zones voisines déjà exploitées », dit-il. « Ça peut créer un effet domino qui va toucher presque tous les pêcheurs. »

Ray Larkin souhaite un mécanisme permettant de surveiller les effets à long terme de l’exploitation des câbles.

Impact minimal

Dans un document d’information destiné au gouvernement de la Nouvelle-Écosse, René Gallant affirme que les câbles auront un impact minime à long terme sur l’environnement. NSP Maritime Link doit les enterrer dans une tranchée.

« Nous sommes sûrs que les homards ne sauront pas qu’il y a des câbles à proximité », ironise-t-il.

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