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Cameco fait preuve d'un optimisme prudent après une perte de 62M$ en 2016

Le président-directeur général de Cameco, Tim Gitzel, fait preuve d'un « optimisme prudent » à propos de l'avenir économique du géant de l'uranium.

L’entreprise établie à Saskatoon affiche une perte nette de 62 millions de dollars pour l’année 2016 en raison notamment de la dépréciation de ses mines de Rabbit Lake, dans le nord de la Saskatchewan, et de Kintyre, en Australie-Occidentale.

« Les conditions du marché en 2016 sont difficiles par rapport à ce que j’ai vu au cours des trente dernières années », a affirmé M. Gitzel lors d’une téléconférence vendredi. « Personne, pas même moi, ne s’attendait à ce que le marché soit aussi bas pendant aussi longtemps. »

Les prix de l’uranium ont atteint leur point le plus bas en douze ans, en raison de la fermeture des réacteurs du Japon à la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011.

M. Gitzel souligne qu’en décembre, les prix avaient chuté de 40 % par rapport au début de l’année, et de 70 % par rapport à mars 2011.

« Nous sommes loin d’un prix encourageant pour une production durable, a-t-il dit. Nous sommes loin d’avoir besoin de nouveaux projets d’exploitation d’uranium. »

Une hausse anticipée de la demande

Les choses pourraient cependant changer dans les prochaines années, selon M. Gitzel. Il souligne qu’en 2016 seulement, 10 nouveaux réacteurs sont entrés en activité et 58 nouveaux réacteurs sont en construction. La majorité de ces nouveaux réacteurs devaient commencer leurs activités dans les trois prochaines années.

La Chine est responsable d’un tiers de cette croissance. « Il suffit de regarder les nouvelles concernant la pollution étouffante pour comprendre pourquoi le nucléaire est si important pour ce pays. »

Il ajoute que l’Inde et la Corée du Sud contribuent également à cette hausse anticipée de la demande.

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