Cara, l'entreprise ontarienne qui vient de faire l'acquisition des rôtisseries St-Hubert, est un géant de la restauration. Portrait des deux entreprises en chiffres.

Un texte d'Olivier Bachand

Que vous soyez à Rouyn-Noranda, Saguenay, Québec, Montréal, Ottawa ou Moncton, vous allez croiser une rôtisserie St-Hubert. La chaîne compte 117 restaurants, dont 108 au Québec. Les neuf autres établissements sont dans l'est ontarien et au Nouveau-Brunswick.

Plus de 31 millions de repas sont servis chez St-Hubert chaque année. Des tonnes de poulet et de frites se retrouvent dans l'estomac des clients chaque année.

Quand on prononce le nom St-Hubert, on pense automatiquement aux restaurants, mais ce sont les produits vendus aux clients externes qui procurent le plus de revenus à l'entreprise.

Les rôtisseries St-Hubert ont un chiffre d'affaires annuel de 620 millions de dollars. Le tiers de ce montant est attribuable aux ventes en restaurant. L'entreprise réalise cependant les deux tiers de ses ventes auprès des grandes chaînes de supermarchés avec des produits comme la salade de chou, la sauce, la soupe ou encore des pâtés au poulet.

Un Ontarien gourmand

Ce fleuron incontestable de la restauration québécoise vient d'être englouti par un géant ontarien à l'appétit gargantuesque. La société Cara possède déjà 11 chaînes de restaurants au pays, dont Le Chalet Suisse, Harvey's, East Side Mario's et Casey's.

St-Hubert lui a donné l'eau à la bouche alors qu'elle venait tout juste de digérer sa dernière transaction : l'acquisition de New York Fries, conclue en novembre dernier.

L'entreprise possède plus de 1000 restaurants au Canada et aux États-Unis et emploie plus de 26 000 personnes au pays.

Avec le célèbre coq québécois qui s'ajoute à son tableau de chasse, Cara espère générer un chiffre d'affaires annuel de 2,5 milliards de dollars. 

Plus d'articles

Commentaires