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Certains pays permettent aux actionnaires d'influencer la rémunération des chefs d'entreprises

La question de la réglementation de la rémunération des hauts dirigeants d'entreprises polarise les débats au Québec, mais aussi ailleurs dans le monde, soutient la fiscaliste de l'Université de Sherbrooke Marwah Rizqy.

Un texte de Maxime Bertrand

Ainsi, une mesure appelée le « Say on Pay » permet aux actionnaires d'entreprise d'avoir voix au chapitre en matière de rémunération des chefs d'entreprises.

Selon la fiscaliste, des mesures ont aussi été prévues en ce qui a trait aux « parachutes dorés », ces enveloppes que l'on donne aux cadres qui quittent une société.

« Lorsqu'une entreprise met fin à un contrat de travail de hauts dirigeants et qu'elle offre, par exemple dans le cas de Novartis [groupe pharmaceutique suisse], 58 millions d'euros pour dire au revoir à un ex-employé, elle peut être assujettie au vote des actionnaires, qui, eux, pourront décider si cette rémunération est correcte ou non », souligne Mme Rizqy.

« Toutefois, ce vote ne lie pas le conseil d'administration, mais ça envoie un signal très clair lorsque la réalité d'affaires et la rémunération d'un dirigeant ne sont pas au diapason », précise la fiscaliste.

Marwah Rizqy estime qu'il faut réglementer la rémunération des hauts dirigeants.

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