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Ces mamans qui se retrouvent à la tête de petites entreprises lucratives sur le web

Les fondatrices des boutiques en ligne Jules et Nolan et So Ouate n'avaient pas nécessairement une fibre entrepreneuriale connue, mais la créativité de ces jeunes mères de famille, jumelée au contexte favorable du commerce sur Internet, leur permet aujourd'hui de vivre de leur passion, quelques mois après avoir lancé leurs produits textiles.

Un texte de Marie-Ève Trudel

Un an après avoir mis sur pied l'entreprise Jules et Nolan, les instigatrices du projet ont plus de 30 points de vente et quelque 200 commandes en ligne par semaine. Pas mal pour les deux mamans qui jusque-là, ne connaissaient rien à la couture. Les deux amies se sont d'abord mises à créer des tuques et des bavoirs pour leurs propres enfants. 

Même chose pour Nadia Lafond qui a mis sur pied So Ouate il y a moins de trois mois. La mère de deux garçons ne trouvait pas de chandails qui correspondaient à ses besoins sur le marché. 

Le site de vente d'artisanat en ligne Etsy permet aux personnes de tout acabit de se lancer en affaires. Le fait de combiner la boutique en ligne à une vaste offensive sur les médias sociaux a permis aux deux entreprises de Trois-Rivières de connaître rapidement du succès. 

Se lancer dans le vide

« Ça fonctionnait tellement bien qu'au mois de septembre, on a eu des demandes de boutique et c'est là qu'on a décidé de tout quitter », lance la cofondatrice de Jules et Nolan, Sarah-Pier Comeau.

Dans son cas, ça voulait dire renoncer aux bonnes conditions que lui offraient son emploi d'agente de recouvrement, mais le temps lui a donné raison.

Un contexte favorable

Une récente enquête NETendances montre que les achats par Internet ont bondi de 22 % en 2015 au Québec.

Grâce au cybercommerce, les entrepreneures vendent partout dans le monde.

Pour la fondatrice de So Ouate, le succès est attribuable à la proximité de la clientèle. « Je suis proche de mes clientes, avec Facebook, je suis très accessible » dit Nadia Lafond.

À cela s'ajoute un autre phénomène prédominant : l'achat local. « La tendance d'acheter au Québec nous aide beaucoup », dit Sarah-Pier Comeau.

Le défi est de rester compétitif dans un contexte où la compétition est grande. « C'est de rester concurrentiel dans les prix, mais surtout d'offrir des choses qui ne se trouvent pas ailleurs », résume simplement Sarah-Pier Comeau. 

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