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Chalets : un marché accessible et relativement stable en Ontario

Avoir une résidence secondaire est-il à la portée de toutes les bourses en Ontario? Les prix sont accessibles et relativement stables à en croire les exposants et certains des 4000 visiteurs attendus au 25e salon du chalet qui se tient du 22 au 25 mars 2018 à Mississauga près de Toronto.

Un texte de Cristèle Magnout

Des visiteurs de tous âges arpentent les allées du salon qui a ouvert ses portes jeudi près de Toronto.

Danny, la trentaine, est venu en famille pour admirer et surtout se renseigner sur les possibilités d’acquérir un chalet dans la région de Midland dans le comté de Simcoe. Il espère dans un avenir proche être propriétaire d’une résidence secondaire pour un budget compris entre 600 000 et 700 000 dollars.

L'événement est aussi très populaire auprès des aînés qui sont déjà propriétaires de chalet et souhaitent changer de résidence ou rénover celle qu’ils possèdent déjà.

Et pour certains habitués du salon, les fluctuations de prix sur ce marché sont raisonnables. « C’est plus cher d’avoir un chalet aujourd’hui qu’il y a une vingtaine d’années, mais ça reste acceptable », fait remarquer Lloyd, propriétaire d'un chalet depuis 27 ans.

Moins de fluctuations

Le marché des chalets comprend deux secteurs principaux : les résidences existantes et les maisons préfabriquées.

Sylvain Mercier, directeur des ventes chez Bonneville, une entreprise qui conçoit et construit ce type de maison, souligne que les variations de prix affectent davantage les maisons existantes que les maisons préfabriquées dont les coûts varient moins.

Ainsi, une maison préfabriquée de 93 mètres carrés coûterait entre 200 000 et 220 000 dollars aussi bien à la campagne que dans la région Toronto.

Une maison complète sur un terrain payé 50 000 ou 60 000 dollars reviendrait en moyenne à 300 000 dollars, « ce qui pour la région est extrêmement compétitif », précise le directeur des ventes dont l’entreprise cible les régions de Barrie, de Belleville, de Kingston et de Toronto.

L'agente immobilière, Jeanne Mclsaac confirme cette tendance, mais mentionne « qu'il faut toutefois évaluer le prix d’un chalet en fonction du lieu et du type de matériau utilisé dans la construction ».

Au vu de toutes ces considérations, les prix pourraient atteindre de plus gros montants.

De manière générale le marché des résidences secondaires, a évolué d’environ 40 % en 10 ans, ajoute Jeanne Mclsaac qui travaille depuis 30 ans dans cette industrie.

Selon le rapport 2017 de Royal LePage sur les résidences secondaires, c'est à l'Île Saint-Joseph qu'on trouve la propriétaire la moins chère au prix de 160 000 dollars, et jusqu'à 1,5 million de dollars à Muskoka.