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Chantier Davie : le PQ invite Québec à talonner Ottawa

Le Parti québécois (PQ) exhorte le gouvernement Couillard à ne pas « se contenter des miettes » promises par Justin Trudeau au chantier Davie.

Un texte de Louis Gagné

La nouvelle vice-cheffe du PQ, Véronique Hivon, a interpellé le premier ministre Philippe Couillard, mercredi, afin qu’il maintienne la pression sur Ottawa pour s’assurer que l’entreprise de Lévis obtienne sa juste part des contrats fédéraux de construction navale.

La députée de Joliette a souligné que les travailleurs du chantier maritime et leurs familles étaient toujours plongés dans l’incertitude, trois semaines après que le gouvernement Trudeau eut annoncé son intention d’accorder à la Davie un contrat pour la location de quatre brise-glaces à la Garde côtière canadienne.

« Est-ce que le premier ministre va se contenter de vagues promesses ou s'il va se battre pour les travailleurs d'ici et obtenir un échéancier concret? », a demandé Mme Hivon à l’ouverture de la période des questions à l’Assemblée nationale.

Elle a ajouté que l’octroi du contrat sur les brise-glaces ne suffirait pas à conserver les 800 emplois du chantier maritime.

« Rien de concret »

La députée souverainiste reproche au gouvernement Couillard de se limiter à de « belles paroles » et de ne rien faire de concret pour soutenir les 800 travailleurs du chantier Davie.

« Je n'entends rien de concret. Je veux de la pression, du concret et un échéancier concret pour les travailleurs du Québec », a-t-elle exigé.

La réplique n’est pas venue de Philippe Couillard, mais du ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D’Amour. Ce dernier a affirmé que son gouvernement mettait tout en œuvre afin que le chantier Davie soit reconnu à l’intérieur de la stratégie nationale de remplacement des navires.

« Nous avons fait des représentations, nous allons continuer à le faire, parce qu'il y a une seule issue : c'est la protection des emplois », a déclaré le ministre.

Jean D'Amour a mentionné que le gouvernement fédéral devait être à l’écoute des besoins du Québec en ce qui concerne l’entretien de la Voie maritime du Saint-Laurent.

« On a besoin de brise-glaces. Le gouvernement fédéral a une très belle opportunité d'agir maintenant et d'accorder à la Davie les contrats nécessaires pour le maintien des emplois. C’est pour eux, pour les travailleurs », a-t-il martelé.

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