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Chantier Davie : « Les négociations continuent », dit Justin Trudeau

Le premier ministre Trudeau n'a toujours pas de réponse pour les travailleurs du chantier Davie, qui attendent désespérément de nouveaux contrats du gouvernement fédéral pour la mise aux normes de brise-glaces pour la Garde côtière.

De passage à Québec à l'occasion du Sommet d'affaires B7, le chef libéral a répondu brièvement aux questions des journalistes sur les négociations avec l'entreprise de Lévis.

Trois mois après avoir affirmé que son gouvernement souhaitait s’entendre avec le chantier, Justin Trudeau demeure évasif sur l'issue des pourparlers.

« Les négociations continuent », dit-il.

Le premier ministre réitère sa confiance en l'expertise des travailleurs de Davie, en citant notamment la livraison du navire Astérix en 2017, un contrat qui a permis d'embaucher 1200 personnes au chantier naval.

« C'est un chantier qui fait du très beau travail. Nous sommes très intéressés à avancer, mais il faut faire des négociations pour s'assurer que le coût pour les contribuables, ce qui sera livré, c'est les bonnes choses pour le Canada, pour la Garde côtière. »

Pas d’échéancier

Le premier ministre a tenté de calmer le jeu, sans toutefois préciser d'échéancier précis.

Les travailleurs et les fournisseurs du chantier naval ont multiplié les manifestations et les sorties publiques au cours des derniers mois afin de réclamer leur juste part des contrats fédéraux pour le renouvellement de la flotte canadienne.

400 travailleurs à pied

La présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Ann Gingras, a invité le gouvernement Trudeau à accélérer les démarches visant à octroyer un contrat de la Garde côtière au chantier Davie. Elle a soutenu que les 400 travailleurs mis à pied depuis le mois de novembre attendaient avec impatience un « geste concert » du fédéral.

« Il y a trois mois, le premier ministre a annoncé le début de négociations entre le chantier Davie […] Aujourd’hui, alors qu’il est de retour dans la région pour une rencontre préparatoire au G7, ce serait le bon moment pour aller de l’avant et faire une annonce significative pour l’avenir de la Davie », a déclaré Mme Gingras.

Elle affirme qu’Ottawa doit saisir l’occasion de « corriger l’injustice » faite aux travailleurs du chantier naval, qui a été « écarté » de la Stratégie nationale en matière de construction navale au profit de ses concurrents de Vancouver et Halifax.