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Chemin de fer menacé au N.-B. : les entrepreneurs préoccupés

L'incertitude planant autour de l'addition du tronçon de chemin de fer reliant Campbellton et Moncton inquiète certains entrepreneurs au Nouveau-Brunswick.

Certains d'entre eux ont uni leurs voix pour expliquer l’importance de l’existence du chemin de fer pour leur entreprise.

« Un port de mer est mal équipé s’il n’est pas connecté à un chemin de fer », affirme Denis Caron, président-directeur général du port de Belledune. Ce dernier espère entre autres au cours des prochaines années ouvrir la porte au marché du Midwest américain.

Un but que convoite aussi Éric Paulin, entrepeneur de Petit-Rocher et directeur général chez Les Engrais Chaleur.

Le transport par train est d’ailleurs très important pour M. Paulin, puisque c’est ainsi qu’il reçoit 90 % des ingrédients qui servent à la fabrication de son engrais.

« Pour nous ce serait catastrophique [que le tronçon ne soit pas ajouté] c'est la survie en fin de compte [et] le rail pour nous, c'est comme perdre un membre », a-t-il spécifié.

De son côté, M. Caron espère que le projet pétrolier au port de Belledune stimule l’intérêt du CN à compléter le chemin de fer. Il rappelle que le projet impliquerait l’arrivée de 200 wagons de pétrole albertain chaque jour au port de Belledune.

D’après le reportage de François Vigneault

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