Retour

Chronologie : Trans Mountain, le pipeline de la discorde

CHRONOLOGIE - En novembre 2016, le gouvernement fédéral a approuvé le projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain, de l'entreprise texane Kinder Morgan, après que l'Office national de l'énergie l'eut recommandé sous réserve de 157 conditions. Kinder Morgan souhaite tripler la capacité de l'oléoduc, construit en 1953, sur l'ensemble du tracé qui le relie d'Edmonton à Burnaby, près de Vancouver.

Si l'expansion se concrétise, le nouveau pipeline Trans Mountain pourra acheminer chaque jour l'équivalent de 900 000 barils de bitume dilué. Le Canada pourrait alors exporter son bitume vers l’Asie et réduire sa dépendance envers les États-Unis. Le gouvernement du Canada invoque l’intérêt national pour justifier son appui au projet, parce qu'une diversification des marchés d'exportation entraînerait une hausse des prix, des profits, des redevances et des impôts payés à l'Alberta et au gouvernement fédéral.

Toutefois, l'expansion du pipeline se heurte à une forte opposition, surtout à l'ouest des Rocheuses, où groupes environnementaux et membres de Premières Nations ont joint leurs voix à celle du premier ministre britanno-colombien, John Horgan. La Colombie-Britannique a déposé une demande à la Cour d'appel de la province pour savoir si elle peut limiter l'acheminement de pétrole dilué sur son territoire, par une modification à la Loi sur la protection de l’Environnement. Les entreprises qui voudraient transporter plus de pétrole lourd auraient alors à obtenir un permis provincial et pourraient avoir à présenter un plan en cas de déversement.

De leur côté, plusieurs groupes autochtones contestent en Cour d’appel fédérale l'approbation du projet et pourraient ensuite se tourner vers la Cour suprême du Canada.

Entre-temps, Kinder Morgan a précisé qu'elle pourrait abandonner le projet si aucun accord n'est conclu ou si aucune solution n'est trouvée d'ici la fin mai.

Retour sur les grandes lignes du projet et sur le conflit qui polarise le débat.