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Collision avec un iceberg évitée : les activités d’un navire suspendues à T.-N.-L.

L'organisme de réglementation de l'industrie pétrolière à Terre-Neuve-et-Labrador suspend les activités d'un navire à la suite d'une collision avec un iceberg évitée de peu en mars dernier.

Les activités du SeaRose FPSO sont interrompues jusqu’à ce que des « mesures correctrices appropriées » soient prises, concernant ses procédures de gestion des glaces ainsi que d’autres enjeux organisationnels, selon la décision annoncée par l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers.

Le SeaRose FPSO contribue à l’extraction de pétrole du champ pétrolifère White Rose, au large de Terre-Neuve. Il sert aussi à stocker le pétrole et à le décharger en mer sur des navires de transport. Il avait à bord 84 personnes et près de 340 000 barils de pétrole le 29 mars dernier lorsqu’un iceberg est entré dans la zone d’exclusion de 0,25 mille nautique (près d’un demi-kilomètre) du navire.

« Le SeaRose aurait dû se détacher et s’éloigner du danger posé par l’iceberg », peut-on lire dans un communiqué de l’office. « Cette action n’a pas été prise et à un certain moment, les membres du personnel ont reçu la consigne de se rassembler et de se préparer à un impact. »

Cet impact ne s’est pas produit.

Husky Energy réagit

L’entreprise propriétaire du navire, Husky Energy, a fait savoir qu’elle se conformerait à l’ordonnance.

Elle précise qu’un certain nombre de mesures correctrices ont déjà été prises.

Le SeaRose doit jouer un rôle clé dans le projet d’extraction pétrolière de 5,2 milliards de dollars West White Rose.

Ce champ pétrolifère doit être mis en production en 2022. Au plus fort de la production, en 2025, 75 000 barils de pétrole par jour seront extraits. Le SeaRose, attaché à une plateforme pétrolière, servira à entreposer et à transférer ce pétrole vers d’autres navires.

En ce moment, il contribue à la production de 27 000 barils de pétrole par jour.