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Concurrencer Dollarama? Pensez à Wayne Gretzky!

La chaîne Dollarama poursuit sa croissance dans le nord de l'Ontario.Elle vient de rouvrir son magasin d'Elliot Lake, dans le nouveau centre commercial, près de 5 ans après sa fermeture forcée à la suite de l'effondrement du Centre Algo.

Dollarama compte à elle seule huit magasins à rabais dans le Grand Sudbury, six à Thunder Bay, et trois à Timmins.

Sans donner de détails sur les futurs emplacements, les dirigeants de Dollarama affirment vouloir ouvrir entre 60 et 70 nouveaux magasins à travers le Canada au cours de la prochaine année.

Chacun emploie plus d'une quinzaine d'employés.

Les avantages, pour une communauté comme Elliot Lake, c'est que les gens vont demeurer davantage là pour des produits accessibles. Ils n’iront pas dans les autres grandes surfaces. Ça peut permettre de garder les prix bas. Les impacts peuvent être positifs.

Michel Grenier, chargé de cours à l'UQAM

S'il y a des aspects moins roses, dit-il, c'est qu'un commerçant local qui pouvait vendre un fil électrique 15$ devra se rajuster, puisque les consommateurs le trouveront peut-être à 2$ au magasin à rabais. « C'est aussi la saine concurrence... »

Modèle

Les magasins de ce type (Dollar Tree, Buck or Two Plus, etc) sont un modèle à suivre, selon le professeur en entrepreneuriat à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Michel Grenier.

Il estime que c'est un modèle de performance, qui se démarque par ses prix compétitifs.

Je ne connais personne qui n'y va pas à l'occasion chercher des piles moins cher qu'à peu près partout ailleurs, et de qualité équivalente. Et on trouve toutes sortes de choses, à partir des aliments jusqu'au fil pour les appareils mobiles, à une fraction du prix. C'est rapide et accessible pour tout le monde.

Michel Grenier

Comme Wayne Gretzky

Le professeur de l'UQAM assure qu'il y a de la place pour de la concurrence dans le secteur des magasins à rabais, face aux grandes chaînes.

Sauf qu'il faut travailler fort pour y parvenir.

Michel Grenier fait une analogie avec le monde du sport.

Il y avait un jeune joueur de hockey jadis qui a porté le numéro 99 (Wayne Gretzky). Si on lui avait dit qu'il était trop gringalet, pas assez musclé, tasse ton chemin, et on lui a probablement dit, il n'aurait probablement pas continué et lancé sa carrière. L'idée c'est d'encourager les entrepreneurs pour qu'ils prennent leur place.

Michel Grenier

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